jeudi 8 février 2018

896 Deux poèmes : Robespierre et Parmentier, Mon but

Robespierre et Parmentier

Admettons un instant
Ce que disent
Les thuriféraires de Robespierre.
Robespierre était un ange
Descendu sur terre
Pour sauver la France
Et le monde.
Pour cela
De toutes façons
Il a tué plein de gens.
Parmentier
De son côté
S'est contenté
D'introduire en France
La pomme de terre.
Et ainsi
Il a sauvé la vie
De plein de gens.
Voulez-vous être
Robespierre
Ou Parmentier ?
Pour ma part
Je préfère être
Parmentier.

Basile
Paris le 8 février 2018


Mon but

Ce n'est pas de montrer
Que je suis beau
Magnifique
Et extraordinaire
Mais de montrer aux gens
Qu'ils sont beaux
Magnifiques
Et extraordinaires.

Basile
Paris le 8 février 2018

mercredi 7 février 2018

895 La menstruation masculine

Si une femme féconde n'entre pas en gestation, son ovule est éliminée lors des menstrues. Celles-ci surviennent une fois toutes les 28 jours. Leur caractère impressionnant et très longtemps inexplicable a marqué notre civilisation. Ce n'est que depuis leur explication vers 1845 par deux médecins français, Pouchet et Négrier, qu'on connaît leur signification.

Chose qu'on ne souligne pas suffisamment, l'homme connaît un phénomène symétrique. Quand ses spermatozoïdes ne sont pas expulsés avec le sperme, ils sont éliminés avec l'urine. L'homme en âge de procréer produit des spermatozoïdes en permanence qui sont pour la plupart ainsi détruits.

Durant des dizaines de milliers d'années l'homme s'est cru porteur de la génération. Il s'imaginait porteur du sperme actif fécondant la terre passive du ventre de la femme. Cette vision erronée de la réalité est à l'origine de la prétention masculine calamiteuse, injuste, odieuse et fausse d'inégalité entre les deux sexes et conséquemment de la supériorité de l'homme sur la femme. La femme n'étant que de la terre, l'homme ne lui laissait pas d'autre choix que la soumission et la passivité. Il ne la respectait pas. Et c'est malheureusement encore la plupart du temps le cas, y compris dans des pays et des milieux qui s'affirment plus évolués et « civilisés » que d'autres.

Quantité d'expressions portent la marque de la vision erronée de la semence masculine fécondant la terre féminine. Ne dit-on pas que l'homme « pénètre » la femme lors de l'acte sexuel et non que c'est alors la femme qui englouti l'homme ? Que l'homme « met sa petite graine » dans la femme ?

L'homme se croyant le cultivateur de la terre féminine croit « prendre » ou « posséder » la femme lors de l'acte sexuel. Alors qu'il ne prend et ne possède rien du tout.

Dans une célèbre chanson française, Édith Piaf prononçait ces mots : « Voilà le portrait de l'homme auquel j'appartiens ». En réalité aucun être humain ne saurait « appartenir » à un autre être humain. Cette idée de possession est si ancienne, si ancrée que nombre de gens la trouve belle et excitante. Alors qu'elle porte en germe la division et la séparation et non l'unité.

L'acte sexuel a été considéré comme une sorte d'acte magique assurant l'accord et l'harmonie entre les êtres humains « en couples ». Alors qu'il apporte souvent au contraire la disharmonie et la mésentente.

Il est intéressant de se pencher sur l'étymologie du mot « masturbation ». Il vient du latin manustuprare, qui signifie « se salir la main ». Ce qui laisse supposer que la masturbation est par définition masculine. Et aussi qu'on ne se masturbe que manuellement. Erreur grossière : on peut remplacer sa main par un orifice naturel de quelqu'un d'autre. Et alors l'homme croit « faire l'amour » alors que la plupart du temps en fait il se branle dans quelqu'un d'autre.

Et il n'y a rien de tel pour finir par devenir odieux à ce quelqu'un d'autre.

La relation homme – femme est à repenser entièrement. Mais qui s'en chargera et comment ? Personne pour le moment. On est gavé de discours et théories pseudo-scientifiques et de bavardages sur « la sexualité ». On tourne en rond, quand on ne retourne pas carrément en arrière.

Nombre de femmes croient s'émanciper en imitant les hommes dans leur bêtise et en imaginant une sorte de « machisme au féminin ». Qui est tout aussi stupide, odieux et sans issue que le machisme au masculin. Il n'y a jamais eu autant de personnes qui déclarent souffrir de « la solitude ».

Basile, philosophe naïf, Paris le 7 février 2018

dimanche 4 février 2018

894 Le Grand Chemin et le Petit Chemin

Se sentir pleinement en accord avec l'Univers, c'est ce que le Grand Bouddha appelle « parvenir au nirvana ». C'est ce à quoi les pratiquants de la méditation essaye de parvenir par leur pratique.

Pour parvenir à ce but, où on ne se tient pas, il existe deux voies : le Grand Chemin et le Petit Chemin.

Le Grand Chemin passe par l'amour du plus grand nombre d'êtres et de choses.

Le Petit Chemin passe par l'amour immédiat d'un petit nombre d'êtres et choses proches de soi.

Le Grand Chemin bien que plus long est plus rapide.

Le Petit Chemin bien que plus court est plus lent.

On peut parvenir au but en combinant les deux, qui d'ailleurs, arrivé à un certain niveau se confondent.

La méditation n'est pas la seule voie. Il existe d'autres voies, comme la Fête, le Rire et la Chanson.

Ou bien encore la Cuisine, le Yoga ou la Randonnée.

Toutes ces voies sont égales et équivalentes.

J'arrête ici cette réflexion que je reprendrai plus tard.

Je vais dîner. Ce qui n'est pas contradictoire avec la recherche philosophique.

Il est déjà 23 heures 48 et j'ai faim.

Basile, philosophe naïf, Paris le 4 février 2018

893 L'harmonie n'est pas ce qu'on croit

Dans le dernier texte que j'ai publié dans mon blog philosophique j'ai écrit :

« Une fumisterie souvent colportée est représentée par ce que certains ont baptisé : « l'harmonie sexuelle ». Soi-disant elle existerait et assurerait la solidité et la durée du « couple ». Cette farce se double du discours prétendant qu'avec le temps, en connaissant mieux « le corps » et « les désirs » de l'autre on s'accorderait de mieux en mieux. En réalité, très souvent, dans un « couple » avec le temps on baise de moins en moins et même on cesse complètement de baiser. »

« Pourquoi ? Parce qu'on baise à faux. On raisonne et prend intellectuellement la décision de baiser. Cette manière de faire ne tient pas la route. Alors, souvent on se sépare. Et surtout ensuite on évite de réfléchir au motif de cet échec. On nie même que ce soit un échec. On trouve des arguments justificateurs : « l'amour ça dure deux ans », « ça était ma plus belle histoire d'amour », etc. »

Ce passage mérite d'être approfondi. En fait on arrête ici de baiser parce que justement on se retrouve en harmonie avec l'autre. Avec lequel on n'a aucune raison de baiser. Mais allez l'expliquer à des ignorants.

La pression sociétale n'arrive plus à pénétrer dans la chambre conjugale. Les corps se libèrent du filet idéologique d'injonctions de baiser à tous prix. Il arrive parfois que les individus concernés s'accordent à cette nouvelle situation, l'acceptent et restent ensemble. Mais, bien souvent, l'une des parties en présence ne supporte pas la nouvelle donne.

J'ai connu sans le comprendre cette situation. M'étant harmonisé avec l'autre, baiser ne me disait plus rien. L'autre, la copine, me traitant de « colocataire idéal » mais pas compagnon, m'a largué pour un bon baiseur. Elle n'a rien compris à la situation. J'ai réfléchi et fini par comprendre ce qui s'était passé. L'harmonie entre nous deux, sous la pression sociétale, était vécue par mon amie comme une disharmonie. Elle m'a quitté, c'était son droit. J'ai compris. Cette situation ne se reproduira plus. L'expérience a été pour moi extrêmement douloureuse mais utile.

Je trouve ridicule, obscène et risible les articles de magazines qui traitent la baise comme un produit de consommation obligatoire. Si on n'a pas faim de sexe, on devrait soi-disant chercher la faim, baptisée libido. Via des stratagèmes divers, traitements psychologiques ou physiques les plus divers.

Il existe une autre conséquence de l'harmonie entre deux êtres qui quoi qu'ils pensent n'ont aucune raison de baiser ensemble. L'homme, à la longue, ne parvient plus à bander, puisqu'il n'a en fait aucun motif de bander. Alors on fait appel à des spécialités pharmaceutiques destinées à guérir ce trouble qui n'en est pas un.

Ces spécialités offrent une particularité que je n'ai vu rapporter nulle part. Certes, l'homme va obtenir un zizi dur. Mais il sera parfaitement insensible.

Dans ces conditions on ne voit pas quel intérêt représente l'usage de ces drogues.

L'harmonie n'est pas ce qu'on croit. Telle est la vérité que la plupart ignorent, polarisés qu'ils sont sur une chose. La volonté de suivre à tous prix le discours sociétal qui vante le bonheur sexuel comme l'alpha et l'oméga de la vie. Le « bonheur sexuel » n'existe pas. Pas plus que n'existe le bonheur culinaire ou le bonheur auditif. Il existe une multitude de petits bonheurs divers et variés. Au sommet duquel se trouve le bonheur de faire le bien et rendre heureux les autres.

Basile, philosophe naïf, Paris le 4 février 2018

892 On veut un enfant, on y « travaille »

Plus d'une fois j'ai entendu cette horrible formule : « on veut un enfant, en ce moment on y travaille. » Donc on baise et rebaise et rerebaise jusqu'à ce que Madame soit en cloque... Pardon ! Enceinte !

Donc on ne baise pas ici par désir, envie réciproque, véritable et authentique, mais pour avoir le môme qui doit arriver à telle moment précis de l'année.

Souvent, de nos jours, des jeunes parents se séparent. Pour quelle raison ?

Et bien justement parce qu'ils ont baisé inconsidérément, par calcul et non par désir véritable, authentique, réciproque. Ce n'est peut-être pas à chaque fois la seule et unique raison pour se séparer, mais c'est une raison très largement suffisante.

Baiser par calcul, suite à un raisonnement intellectuel ruine et détruit la relation entre les personnes concernées.

On « travaille » pour avoir un enfant. Et le résultat est qu'une fois qu'il est là, les parents se séparent. Très simplement même, dès que le dernier enfant programmé est né, la maman s'éloigne du papa. Parce qu'au fond d'elle-même elle ne supporte pas les exploits sexuels de son compagnon. Elle voudrait le voir y renoncer. Elle cherche alors à le castrer psychologiquement. Se refuse à lui et l'empêche « d'aller voir ailleurs ». Cette situation est classique.

Autre situation classique : la femme accepte de passer sous les fourches caudines de la baise obligatoire. Puis, une fois qu'elle estime que le poisson conjugal est ferré, elle ferme la boutique aux câlins.

Un vieux gendarme disait il y a quelques années à un jeune homme : « la première année après ton mariage, chaque fois que ta femme accepte de faire l'amour avec toi, mets dans une boîte en carton une pièce de un franc. Puis, à partir de la deuxième année après ton mariage, ôte de la boîte en carton une pièce de un franc chaque fois que ta femme accepte de faire l'amour.Tu verras le nombre d'années qu'il te faudra pour parvenir à vider la boîte en carton ! »

On prétend faire de la sexualité un objet utilitaire. Une actrice de cinéma américaine disait, il y a quelques décennies, que faire l'amour était un acte hygiénique, au même titre que se brosser les dents.

Une fumisterie souvent colportée est représentée par ce que certains ont baptisé : « l'harmonie sexuelle ». Soi-disant elle existerait et assurerait la solidité et la durée du « couple ». Cette farce se double du discours prétendant qu'avec le temps, en connaissant mieux « le corps » et « les désirs » de l'autre on s'accorderait de mieux en mieux. En réalité, très souvent, dans un « couple » avec le temps on baise de moins en moins et même on cesse complètement de baiser.

Pourquoi ? Parce qu'on baise à faux. On raisonne et prend intellectuellement la décision de baiser. Cette manière de faire ne tient pas la route. Alors, souvent on se sépare. Et surtout ensuite on évite de réfléchir au motif de cet échec. On nie même que ce soit un échec. On trouve des arguments justificateurs : « l'amour ça dure deux ans », « ça était ma plus belle histoire d'amour », etc.

La baise n'est pas et ne sera jamais « un travail ». N'en déplaise aux thuriféraires de la prostitution.

Basile, philosophe naïf, Paris le 4 février 2018

891 Faire tomber les murs invisibles et être libres

Il y a quelques jours seulement je croisais dans mon quartier une très jolie jeune fille de type asiatique qui tenait en laisse un superbe et grand chien blanc. J'ai été frappé par leur beauté à tous deux. J'ai été tenté de dire à la jeune fille : « votre chien est magnifique ! » J'ai eu aussi envie de lui dire : « votre cul est magnifique ! » Il était en effet admirable et bien moulé dans un legging qui laissait largement deviner sa forme et sa fente. Je n'ai finalement rien dit. Mais me suis posé cette question : « pourquoi peut-on dire sans problème à une belle inconnue que son chien est beau, mais pas que son cul est beau ? Il y a quelque chose qui cloche dans notre société. Quelque chose de pas du tout normal auquel nous sommes absolument habitués. »

Et pourquoi peut-on dire sans problème à une jolie fille qu'on aimerait faire une balade, aller au restaurant ou au cinéma avec elle, mais pas qu'on aimerait dormir nu avec elle nue ? C'est une insulte alors que ça devrait être un compliment. La parole n'est pas libre et on nous vante la sincérité !

Même regarder n'est pas libre. J'aime regarder les jolies filles. Une amie m'en a fait le reproche. Mais quand un ami préfère la compagnie d'une femme à la mienne je le comprend et ne lui en veut pas. Apparemment cette amie n'est pas comme moi.

Des fois elle est triste. J'aimerais bien pour la consoler la prendre dans mes bras mais ne le fait pas, pourquoi ? Parce que pour elle ce geste est « sexuel ». Pour cette raison elle pourrait le refuser. Et si elle l'acceptait elle l'assortirait d'interprétations et exigences sexuelles et aussi de jalousie.

Une jeune femme me disait dernièrement : « il faut se réserver pour l'homme qu'on aimera et ne pas aller avec n'importe qui . » Je rapporte de mémoire le sens de ses paroles. Ainsi, pour se réserver pour quelqu'un qu'elle ne connaît pas elle refuse quelques câlins que ce soit avec les hommes qu'elle rencontre. Et croit ainsi favoriser l'amour. Elle ne favorise rien mais se gargarise avec des rêves.

Une croyance fort répandue est qu'une femme belle ou un homme beau connu de près, c'est à dire dans un lit, est gage de bonheur. Pour cette raison nombre d'hommes s'acharne à courir derrière les très jolies filles. Quand ils finissent par en mettre une dans leur lit il est des plus fréquents qu'ils soient déçus. Ils n'y comprennent rien. Et cherchent une « solution ». Alors, il n'est pas rare qu'ils larguent une créature de rêve pour tomber dans les bras d'un cageot.

À force de se retenir de faire des câlins dans l'attente de sa moitié d'orange on peut tomber dans un état plus ou moins délirant. On décrété dans sa tête avoir rencontré sa moitié d'orange. C'est lui ou elle, une personne qu'on connaît à peine. On se persuade que le bonheur est là, à portée de main, pourvu que l'autre soit d'accord. Cet état extrême amoureux dit aussi « amour fou » conduit à bien des drames et des sottises. Cet état dont on doit se défier est pourtant abondamment vanté par des tas de gens ignorants et stupides.

L'amour existe mais n'a pas grand chose à voir. Il faut le retrouver bien caché en nous. Ça demande du temps, beaucoup de temps. J'ai l'impression que c'est seulement aujourd'hui, alors que dans quelques semaines j'aurai soixante-sept ans, que je commence à percevoir l'amour caché en moi. J'observais il y a peu une grande et belle femme de dos, quand j'ai subitement éprouvé le sentiment, le désir d'être contre ce dos, mais sans plus. C'était une sensation très agréable. Il ne s'est bien évidemment rien passé. Cette femme n'est même pas une connaissance à moi. Mais j'ai éprouvé ce désir tranquille qui n'était en rien axé sur la sexualité. J'ai ressenti le même envie de contact il y a quelques heures. Un sentiment agréable, différent, indéfinissable pour qui ne le connaît pas.

Basile, philosophe naïf, Paris le 4 février 2018

samedi 3 février 2018

890 L'origine du discours machiste

Durant des dizaines de milliers d'années, ignorant l'ovulation, les hommes se sont attribués le rôle actif et dominateur dans la reproduction humaine. Ce faisant ils ont entrepris de nier à la femme la dignité d'être humain à part entière. C'était juste de la terre où l'homme jetait sa semence. Ce mépris de la femme marque toujours aujourd'hui notre société. Par exemple, en France, le salaire moyen d'une femme est inférieur de 26 % à celui d'un homme pour le même travail. Seules 5 % des rues en France portent le nom d'une femme. Au premier tour des dernières élections présidentielles il y avait en tout neuf candidats hommes et deux candidates femmes. Personne ne s'en est étonné.

La femme depuis de très nombreux siècles est considérée par la majorité des hommes comme n'étant pas humaine mais sous-humaine, comme de la terre. Alors elle devient incompréhensible, injuste, imprévisible, mystérieuse et dangereuse. L'homme la voit comme sa propriété rétive et désobéissante ou plus exactement comme appartenant à un homme donné : époux, frère, père ou grand père. Elle sera opprimée, battue, terrorisée. On l'accusera d'être mauvaise et tentatrice. Si elle est infidèle, on la tue. Si un homme tue une femme on tâchera de trouver des excuses à l'assassin.

Mon père m'a dit que en France jusque dans les années 1920 il était courant qu'un homme coupable d'un crime dit « passionnel » soit acquitté aux applaudissements du public. L'argument employé par son avocat pour justifier et absoudre son geste meurtrier était : « il l'aimait trop ! » Et puis un beau jour le public d'un procès pour crime dit « passionnel », prêt à applaudir l'acquittement, a été très surpris et déçu de voir l'accusé condamné à trois ans de prison.

Il y a quinze ans un artiste connu a tué sa compagne à coups de poings. Il a passé ensuite en tout trois années en prison pour ce meurtre. Tandis qu'un gars que j'ai croisé un jour m'a dit avoir passé dix années derrière les barreaux pour avoir tué un homme lors d'une rixe dans un bar. Quand on compare le traitement de l'un et l'autre homme, on reste plutôt étonné.

Dans le droit romain antique tant vanté encore de nos jours, c'était beaucoup plus simple : le mari avait le droit de tuer sa femme.

On prétendra la femme plus sentimentale et exclusive que l'homme qui aurait « d’irrésistibles besoins ». On dit d'une femme qui a des aventures qu'elle est « légère », voire que c'est « une pute ». Un homme qui fait pareil n'est pas un homme « léger » ou « un putet ». C'est « un bon vivant »...

Derrière toutes ces bizarreries et ces discriminations sexuelles se profile toujours l'ombre du passé. Quand la femme a été prétendument réduite à de la terre passive et l'homme a été considéré comme semeur actif. La femme qui ainsi n'est rien et l'homme qui est tout.

La prétention masculine à contrôler le ventre des femmes s'exprime notamment dans le domaine des lois, décidées majoritairement par des hommes, et dans celui des règles morales, édictées également majoritairement par des hommes. La sexualisation à outrance de nombre de domaines ainsi prétendument dévolus au coït, conduit à des caricatures de sentiments, relations, discours, comportements. L'état de Nature est décrété sexuel et « la nudité » de ce fait proclamée être une forme d'appel au coït. Cette situation ridicule, odieuse et insupportable amène une bizarrerie. Les revues naturistes sont truffées de discours cherchant à justifier le vivre nu. Alors qu'il appartiendrait plutôt aux « textiles » de tenter de justifier leurs pratiques bizarres. Plus un « vêtement de bain » est microscopique, plus il souligne ce qu'il prétend dissimuler. La « pudeur » est un masque qu'adore prendre le machisme, qui prétend dominer les femmes pour les « protéger ». La pudeur sert souvent de protection à la vulgarité et au mépris des femmes.

Basile, philosophe naïf, Paris le 3 février 2018