mercredi 11 janvier 2017

715 L'état préamoureux et ses suites

L'état préamoureux se manifeste ainsi : quelqu'un vous plaît. Vous lui plaisez. Il ou elle souhaite vous revoir pour mieux vous connaître.

Comment se résout cet état ?

Ou bien il ne se passe rien de nouveau, de particulier.

Ou bien l'un des deux ou les deux vont chercher à aller vers « l'amour ».

On va alors se heurter à la définition de ce qu'on cherche ainsi.

Par exemple, quelle pourra être la définition de l'expression « faire l'amour ».

Jadis « faire l'amour » signifiait : « faire la cour ».

À présent « faire l'amour » signifie « baiser ». C'est-à-dire soit une relation entre deux êtres passant par le coït. Soit une situation où on se sert de l'autre comme branloir, où on l'emploie pour se branler. Ces deux manières d'agir étant radicalement différentes, en dépit des ressemblances apparentes.

L'expression « faire l'amour » pourrait demain voir sa définition une nouvelle fois modifiée. Ça pourrait alors signifier tous les gestes possibles de l'amour, sans inclure nécessairement toujours l'acte sexuel où le pseudo acte sexuel représenté par la masturbation en utilisant l'autre comme branloir.

Dans notre société française et parisienne, que signifie aujourd'hui le plus souvent « l'amour » ? C'est quand l'homme se branle dans le ventre d'une femme ou dans le cul d'un garçon, ce qui n'est pas du tout l'acte sexuel, mais un pseudo acte sexuel. Durant le pseudo acte sexuel la femme s'emmerde. Se sent utilisée, dévalorisée, méprisée, ignorée.

Une amie me disait amusée que durant ce moment-là il lui arrivait de simuler l'orgasme : « pousser des oh ! et des ah ! pour que le garçon finisse plus vite. » Il y a des années, une Parisienne cultivée assez âgée, qui s'était mariée en 1944-1945, me racontait un peu sa vie. Elle me disait qu'elle et toutes ses copines mariées ne ressentaient rien durant l'acte. Et en parlaient avec mépris comme de la « petite affaire » de l'homme, leur mari. Quand la « petite affaire » arrivait, elles se disaient : « alors, il a fini sa petite affaire ? Que j'aille me laver. » Ce qu'elles croyaient sincèrement être l'acte sexuel était, on le voit bien ici, un pseudo acte sexuel.

Durant le pseudo acte sexuel l'homme aussi s'emmerde plus ou moins. Il se dit alors, pour se rassurer : « ce sera mieux une autre fois, avec la même personne ou une autre. » Ou bien il se dit, pensant au passé : « un jour ce sera aussi bien que ça a été une fois avec unetelle. » Il pense aussi que la seule et unique chose qu'il a à faire c'est continuer ses prestations. Alors, réussies ou pas, il continue ses galipettes et s'obstine dans l'impasse et l'agitation corporelle. Quelquefois, plus raisonnable que lui, son pénis commence la grève de l'érection.

L'état préamoureux amène divers comportements :

L'homme parisien peut draguer en espérant trouver « la bonne occase ». Il use pour ça de gestes codés ou déclarations orales « officielles ». Ainsi, par exemple, « je t'aime » signifie : « je te baise et conserve l'accès exclusif à tes trous sur abonnement ». Ou, par exemple, si la femme accepte d'être embrassée sur la bouche ou sur l'oreille, ou qu'on lui mette la main à tel ou tel endroit, ça signifie qu'elle est d'accord pour passer au lit et à la casserole.

La femme parisienne, qui autrement est en permanence sur la défensive vis-à-vis des hommes, drague en espérant découvrir autre chose que l'ennui habituel. Le mec qui ne pense qu'à sa queue. À la femme il peut arriver de faire littéralement « la putain bénévole » avec un partenaire, en croyant bien faire. Aller dans une bonne direction, prometteuse de retours positifs. Cet altruisme excessif, téméraire et déplacé généralement ne dure pas. Il est vite déçu. La générosité débordante de l'une ne rencontre pas nécessairement la générosité et surtout l'écoute de l'autre.

En l'absence de revenus suffisants pour être indépendante financièrement, pouvoir par exemple se payer seule un logement décent, certaines femmes continuent à cohabiter à contre-cœur avec leur compagnon. Alors qu'elles n'ont qu'une idée en tête : s'en aller. D'autres continuent à accepter de subir les assauts indésirés de leur compagnon pour rester deux à s'occuper de leurs enfants.

La branlette dans le corps d'un autre est insipide. Alors c'est l'assaisonnement qui lui donne sa saveur, comme pour les plats d'escargots. Plusieurs ingrédients possible peuvent entrer ici en ligne de compte.

Voir nu et pouvoir palper l'autre compense un peu le manque général, la famine tactile et visuelle régnante. Les mythes amoureux peuvent aussi venir ici illusionner.

L'amour mythologique aide à parer la médiocrité de vives couleurs. L'autre, qui est quelconque, se pare de couleurs vives. C'est « l'être unique, prédestiné et merveilleux ». Un autre mythe extrêmement pesant consiste à croire que chaque fois que l'homme entre en érection, émet un liquide baptisé « pré-séminal » ou « pré-coïtal » et que la femme connaît un phénomène réciproque au niveau génital et des mamelons, il y aurait besoin, désir, urgence de s'accoupler. Alors que ces divers petits phénomènes génitaux surviennent en quantité d'occasions non sexuelles. C'est un peu, au résultat, comme si on disait que les humains ont besoin de manger trente fois par jour. Le plus beau et extraordinaire de l'affaire est que la plupart des gens croient à cette fadaise et cherchent à s'y conformer. Si un petit garçon de deux ans ou un nouveau-né a une érection, personne ne s'avisera de dire qu'il besoin de s'accoupler. Mais allez expliquer la même chose à un homme de quinze, vingt, trente ans et plus ! Il ne vous écoutera pas, car il est bien propagandé, formaté par le discours officiel de la société. Par la pensée unique qui lui dira aussi que dormir avec quelqu'un, aller au lit avec quelqu'un signifie nécessairement baiser. Ces pseudo-obligations de baiser causée par la simple érection où le partage d'un matelas relèveraient d'un sentiment spécial, en fait absolument imaginaire, baptisé « amour sexuel ». Pour conforter ce discours bizarre on affirmera que l'homme connaît une sorte de jouissance automatique et facile à chaque fois qu'il éjacule. « Éjaculer » et « jouir » étant même synonymes. Ces affirmations sont rigoureusement fausses. Quand bien-même l'homme semblerait jouir, contrairement aux mensonges dominants, l'éjaculation peut être elle aussi insipide, voire même des fois carrément douloureuse.

L'état amoureux contribue aussi souvent, au moins momentanément, à embellir artificiellement la situation relationnelle entre partenaires en bricolage sexuel. La surcharge d'endorphines amenée par l'état amoureux crée une sorte d'ébriété. Tout paraît alors en amour plus sûr et joli que ce qui nous arrive réellement.

Enfin, la branlette opérée dans un orifice naturel peut être plus ou moins agréable en soi, surtout d'abord pour l'homme qui se branle ainsi. La branlette en question paraîtra à la femme à terme ou d'emblée une activité écœurante. On cherchera alors souvent à la culpabiliser systématiquement en l'accusant de faiblesse, manque d'appétit et sensibilité sensuels et « sexuels ». Puisque l'homme est là, elle devrait avoir faim. Sinon, c'est elle qui aurait « un problème ». Ce problème de ne pas avoir envie de manger quand on n'a pas faim sera baptisé « frigidité ». Comme elle est très souvent plus authentique et naturelle que l'homme, c'est pratiquement toujours la femme qui prendra l'initiative de rompre une relation masturbationnalisée et dite souvent « de couple ». Cesser de se faire gaver de sperme le vagin représentera pour la femme un vrai soulagement. Même si par ailleurs elle souffrira de devoir pour y arriver se priver de la compagnie d'un homme.

Le « sexe » deviendra le maillon faible de la relation homme-femme. Mais, dans la configuration dominante admise aujourd'hui le plus souvent par les Français et Parisiens et pas qu'eux, concernant ce qu'ils appellent « l'amour » : on baise parce qu'on est ensemble et on est ensemble parce qu'on baise. Autrement dit : « on sort ensemble ». Et pour ça, par exemple, si on se plaît, on court faire le test de dépistage du SIDA, « parce qu'on sait » qu'on va forcément baiser ensemble. Mais mettre un pénis dans un orifice naturel n'est pas un acte anodin. On ne doit le faire ou l'accepter que s'il existe un désir authentique, réciproque et véritable, qui est un sentiment très particulier, original et peu courant. Sinon, avec la pièce rapportée du sexe masturbationnel on détruit très efficacement la relation d'amour ou sa simple possibilité. On tourne le dos à l'amour, et ensuite on se plaint de ne pas le trouver, ou l'ayant trouvé de l'avoir perdu. Toutes sortes de situations douloureuses et insatisfaisantes découlent du malaise masturbationnel entre l'homme branleur et la femme réduite au rôle de trous à éjaculer. Ainsi, par exemple, un homme va regretter de ne jamais avoir le courage d'aller vers la femme qui lui plaît. En fait, il sentira plus ou moins clairement que le pseudo acte sexuel dont il rêve n'a pas sa place dans une vraie relation amoureuse. Ce qui va bloquer son élan. Ou bien, dès qu'un couple paraissant harmonieux et équilibré connaîtra une séparation momentanée, la pression causée par le pseudo-acte sexuel répété va faire se décomposer la relation. Subitement la relation cessera d'exister. Autre exemple que j'ai entendu détailler : une divergence professionnelle. L'épouse enseignante veut aller travailler en ville. Le mari lui veut rester responsable du centre culturel de son village. Il dit qu'il ne retrouvera jamais une telle situation professionnelle idéale en ville. Dispute, séparation en apparence pour des motifs professionnels. En fait, ils sont le révélateur du malaise masturbationnel et le prétexte pour y mettre un terme en se séparant. Fait significatif : si l'animosité paraît réciproque, l'initiative de la rupture relève de l'épouse. Celle qui subit le pseudo acte sexuel initié et répété par le mari au détriment de sa femme. On verra aussi des couples tristes, des personnes « vivant en couple » déclarer « souffrir de la solitude », etc. Certaines femmes castreront psychologiquement leur compagnon. Refusant tous contacts charnels et leur interdisant « d'aller voir ailleurs ».

Et si, partant de l'état préamoureux, on essayait autre chose comme conduites que les modes de faire, inconduites et erreurs traditionnels habituels ?

Voltairine de Cleyre disait au dix-neuvième siècle que si un homme et une femme s'aiment et s'accordent, c'est une erreur pour eux de choisir de vivre ensemble. Car deux personnes n’évoluent jamais de la même manière.

On dirait que pour beaucoup l'amour serait comme un oiseau qu'on conserve dans une cage pour l’entendre chanter. Mais l'oiseau qui chante sur une branche en liberté n'est pas du tout la même chose. Pour faire vivre et perdurer l'amour entre les humains, il faut trouver d'autres moyens que des cages, dont nombreux sont ceux et celles qui finissent par s'échapper.

L'enjeu de la recherche est énorme, vertigineux et réaliste : se libérer des contraintes et souffrances qui parasitent, contrarient, handicapent depuis des temps immémoriaux l'amour, le respect, la joie et l'harmonie entre les humains. C'est possible d'y arriver. Car ces fléaux n'ont pas toujours existé. C'est pourquoi ils n'existeront pas forcément toujours. Il faut nous en débarrasser. Pour nous-mêmes, les enfants d'aujourd'hui et les générations futures.

Basile, philosophe naïf, Paris les 9, 10 et 11 janvier 2017

mardi 20 décembre 2016

714 Misère noire et misère rose

La pire de toutes les misères n'est pas la misère matérielle mais la misère morale. Quand on souffre de la misère morale on peut connaître y compris les meilleures conditions matérielles de vie. A l'inverse, on peut avoir le moral y compris quand on connait des conditions de vie matérielles difficiles.

Quand nous connaissons la misère morale, quelle que soient nos conditions matérielles de vie, nous pouvons dire que nous connaissons la misère noire.

Si nous connaissons la misère matérielle mais avons le moral, nous définirons la situation ainsi vécue comme la misère rose.

La misère noire est très répandue dans les pays riches. Dans les pays pauvres, à l'inverse, nous pouvons quelquefois découvrir avec étonnement des pauvres qui vivent dans la misère rose.

Pour ma part, sans vivre dans un pays officiellement pauvre, je connais très bien la misère rose.

Je regardais hier la liste dressée par le magazine Forbes des vingt humains à présent les plus riches du monde. Parmi eux il y a dix-huit hommes et seulement deux femmes.

Je me disais : ne pas pouvoir sortir de chez soi sans gardes du corps, habiter des maisons protégées par des gardes privés armés, trembler en permanence à l'idée de voir ses enfants enlevées contre une demande de rançon, être entouré continuellement par des solliciteurs, ne jamais savoir si quand on paraît s'intéresser à vous on s'intéresse vraiment à vous ou à votre argent. Je n'aimerais pas être à la place des milliardaires. J'ai certes des soucis d'argent, comme la plupart des gens, mais me semble-t-il ma vie est nettement plus paisible et tranquille que celle des milliardaires. Et la tranquillité est vraiment un bien inestimable, une richesse incomparable et fabuleuse.

Souvent on ne choisit pas d'être très riche, on le devient par héritage. Les gens très riches ne me semblent pas spécialement hyper-heureux. Il est de bon ton chez certains de les envier. Pour ma part je ne les envie nullement. Et m'estime en général plus riche qu'eux car je suis en paix avec moi-même tandis qu'eux ne le sont très probablement pas. Comment pourrait-on l'être sachant qu'on est comme un ilot de prospérité matérielle extrême au milieu d'un océan de misère ? Ou alors on fait preuve d'un tel cynisme pour considérer la vie des pauvres que vraiment être ainsi ne me séduit absolument pas.

A tout prendre, la misère rose est une situation infiniment plus prospère que juste la prospérité matérielle. Et pour apprécier la vie point n'est besoin d'être très riche, il suffit de savoir gouter les plaisirs les plus simples et ignorer l'envie d'être à la place d'autres, ce qui est une ambition absurde. Il faut savoir apprécier ce qu'on a. Les médias ne cessent de nous claironner des discours faits dans le sens de croire que d'autres sont plus heureux que nous. Et que nous serions mieux à leur place qu'à la nôtre. Ce sont vraiment des phénomènes de mode. Si on possède mille pantalons on ne peut pratiquement jamais n'en porter qu'un à la fois. Et si on possède cent-cinquante résidences de par le monde, on ne vit jamais dans plus d'une à la fois. L'opulence ou sa recherche dissimulent souvent un malaise et une souffrance intérieure. Il est plus facile pour certains de chercher à posséder le plus de richesses possible que se remettre en question et chercher à améliorer sa capacité d'apprécier la vie. Les grands de ce monde ou prétendus tels qui nous dominent sont la plupart du temps malheureux. Et se cachent leur malheur avec des couvertures dorées. Comme disent les Bretons : « on peut rire dans une chaumière et pleurer dans un palais ».

Basile, philosophe naïf, Paris le 20 décembre 2016

lundi 19 décembre 2016

713 4 versions d'un même poème

Ce matin m'est venu à l'esprit ce poème :

19 décembre 2016

Si une femme me plaît
Et que j'ai envie
De voir
Ses nichons,
Je ne peux le faire
Que si je suis
Son petit copain.
Si je suis
Son petit copain,
Je peux toucher,
Caresser,
Lécher,
Sucer
Ses nichons.
Mais je n'ai plus le droit
De voir,
Toucher,
Caresser,
Lécher,
Sucer
Les nichons d'autres femmes.
Si je suis
Le petit copain
De cette femme
Qui me plaît
Je suis tenu
De la
« Satisfaire sexuellement ».
Ce type de relation
Porte un nom :
Le chantage.
A la prétention au chantage
Je réponds par :
Le boycott.
Femmes jolies et plaisantes
Je vous laisse
Vos nichons,
Et je garde
Ma liberté.

J'ai relu ce poème en début d'après-midi et hésité à le publier. Pensant à des jolies filles que j'aime et apprécie, je me demandais s'il n'était pas agressif envers elles. Et ça m'ennuyait si c'était le cas. Finalement le soir j'ai réalisé que ce poème n'est nullement misogyne. Il critique une certaine forme courante de marchandisation de l'amour : « tu me donnes ça et en échange je te donne ça », ou : « tu me donnes ça et si je l'accepte tu dois renoncer à ça », etc.

Pour éviter tout malentendu concernant ce poème, il suffit de rédiger sa version féminine, que voici, c'est une femme qui parle :

Version féminine du poème :

19 décembre 2016

Si un homme me plaît
Et que j'ai envie
De voir son zizi
Je ne peux le faire
Que si je suis
Sa petite copine.
Si je suis
Sa petite copine,
Je peux toucher,
Caresser,
Lécher,
Sucer
Son zizi.
Mais je n'ai plus le droit
De voir,
Toucher,
Caresser,
Lécher,
Sucer
Le zizi d'autres hommes.
Si je suis
La petite copine
De cet homme
Qui me plaît
Je suis tenue
De le
« Satisfaire sexuellement ».
Ce type de relation
Porte un nom :
Le chantage.
A la prétention au chantage
Je réponds par :
Le boycott.
Hommes jolis et plaisants
Je vous laisse
Vos zizis,
Et je garde
Ma liberté.

On peut en modifiant encore le texte de manière adaptée créer la version gay ou la version lesbienne de ce poème. On peut même imaginer des versions bisexuelles. En voici une :

Version bisexuelle féminine :

(C'est une femme qui parle)

19 décembre 2016

Si une femme ou un homme
Me plaît
Et que j'ai envie
De voir
Les nichons de l'une,
Ou le zizi de l'autre,
Je ne peux le faire
Que si je suis
La petite copine
De l'une
Ou de l'autre.
Si je suis
La petite copine
De l'une
Ou de l'autre,
Je peux toucher,
Caresser,
Lécher,
Sucer
Les nichons
De l'une,
Ou le zizi
De l'autre.
Si je suis
La petite copine
De l'une
Ou de l'autre,
Je suis tenue
De le
« Satisfaire sexuellement ».
Ce type de relation
Porte un nom :
Le chantage.
A la prétention au chantage
Je réponds par :
Le boycott.
Femmes jolies et plaisantes,
Hommes jolis et plaisants,
Je vous laisse
Vos nichons
Et vos zizis
Et je garde
Ma liberté.

J'ai tenté la traduction en italien de la version masculine de ce poème. Je ne résiste pas au plaisir de la transcrire ici :

19 dicembre 2016

Se una donna mi piace
E che ho l'invia
Di vedere
I suoi tette
Io non posso lo fare
Senza essere
Suo amante.
Se sono suo amante
Posso toccare,
Acarezzare,
Lecare,
Succhiare
I suoi tette.
Mà non ho più il diritto
Di vedere,
Toccare,
Acarezzare,
Lecare,
Succhiare
Le tette
De altre donne.
Se sono l'amante
Di questa donna
Che mi piace,
Devo
La sodisfare sessualmento.
Questo tipo
Di rilazione
Ha un nome :
Il ricatto.
Alla pretenzione
De mi fare
Ricattare,
Rispondo
Con il boicott.
Donne belle
E piacevole,
Vi lascio
Le vostre tette
E conservo
La mia libertà.


Basile, philosophe naïf, Paris le 19 décembre 2016

samedi 17 décembre 2016

712 Origine de la grossièreté de beaucoup d'hommes avec les femmes

Beaucoup d'hommes en pensées, paroles ou actes sont très grossiers avec les femmes. Chose curieuse : nombre d'entre eux, par ailleurs sont plutôt corrects. Comment cela s'explique-t-il ?

Il existe trois sources principales de cette grossièreté. La première relève d'une forme de toxicomanie. Habitués dès l'âge de douze, treize ou quatorze ans à pratiquer régulièrement la masturbation manuelle adulte, les garçons font de la production d'endorphines par l'éjaculation ainsi provoquée l'équivalent d'un shoot de drogue. Ils sont endorphinomanes. Par la suite ils tendent à élargir leur pratique à l'utilisation d'orifices naturels d'un tiers, masculin ou féminin, pour arriver à la même fin. Ce qui signifie que quand un garçon agresse sexuellement en pensées, paroles ou actes une tierce personne, il peut être en fait en état de manque de ses endorphines-drogue. Ce qui explique le décalage entre sa grossièreté et son comportement habituel. On sait qu'un drogué en état de manque peut devenir violent pour trouver sa dose.

Le second élément qui explique la grossièreté est la profonde ignorance de la sexualité. La plupart des humains croient que l'érection en particulier signifie besoin, désir ou bienvenue de manœuvres destinées à parvenir à l'éjaculation. Ce qui est absolument faux. L'érection intervient naturellement en quantité d'occasions qui ne signifient nullement besoin, désir ou bienvenue en particulier de l'intromission du pénis dans un orifice naturel d'un tiers ou simple masturbation manuelle. Mais ignorant cette réalité, quantité de personnes des deux sexes cherchent à « obéir » aux « ordres » du pénis et font des bêtises.

Le troisième élément qui explique la grossièreté est la confusion entre l'acte sexuel et la masturbation dans un vagin, une bouche ou un anus. L'acte sexuel vrai est l'expression d'un désir authentique et véritable, qui est plutôt rare. Le plus souvent, quand un homme croit faire l'amour avec une femme, en fait il se branle dans son ventre. La femme, même si elle croit ainsi à tort « faire l'amour », finit par s'en ressentir mal. Ce qui explique que lors de séparations c'est pratiquement toujours la femme qui décide d'arrêter une relation qui souffre de cette sexualité masturbatoire masculine.

Quantité de « couples » qui croient avoir une « sexualité épanouie » sont en fait des caricatures de couples qui se branlent simultanément et réciproquement en croyant « faire l'amour ». De petits indices sont révélateurs dans des unions apparemment harmonieuses et bien assorties.

J'observais l'attitude d'un jeune homme avec sa compagne. En apparence à les écouter s'entendant bien. Mais quand il s'est agit de les prendre en photos, le jeune homme a cherché à embrasser démonstrativement sa compagne, sur un mode dominateur. Elle s'en défendait.

Un autre jeune homme en couple depuis des années a pour habitude quand il côtoie des jolies filles de faire des « petites blagues », soi-disant de l'humour, qui témoignent d'un sexisme profond.

Ces symptômes d'un mal-être avec sa compagne ou les jolies filles en général témoignent qu'il s'agit là d'apparences de couples qui vont probablement finir un jour par se séparer.

Pour le moment, ne se sentant pas pleinement satisfaits, ces deux apparences de couples ont trouvé la solution croient-ils pour aller mieux. Changer de ville, région, travail, trouver le bonheur dans le changement. Cette volonté de changement témoignant d'un mal-être non identifié et assimilé à autre chose que ce qu'il est réellement. Plutôt que se remettre en question, remettre en question un tas de choses matérielles et s'agiter. Le résultat positif n'est pas au bout du chemin et la séparation guette.

Basile, philosophe naïf, Paris le 16 décembre 2016

vendredi 16 décembre 2016

711 Trois mesures qui changeraient vraiment la vie des gens

La première mesure consisterait à créer un vrai revenu universel versé à tous inconditionnellement et permettant de vivre. Certains ont cherché ces temps-ci à dévoyer le concept. En faire une simplification des versements des minimas sociaux et pas un revenu universel permettant de vivre. On supprimerait les divers minimas sociaux qui seraient remplacés par ce soi disant revenu universel. A présent qu'on parle souvent du revenu universel, on voit des spécialistes auto-proclamés et des organismes bidons nous expliquer que rien n'est possible en ce sens. Chaque progrès social s'accompagne toujours du concert de hurlements de personnes qui déclarent qu'on ne peut rien changer. C'est une des lois du progrès.

La seconde mesure consisterait à créer ou maintenir trois grands services publics : pour le logement, la santé et l'alimentation. Aujourd'hui le parasitage des logements, de la santé et de l'alimentation rend souvent ceux-ci hors de prix. En France, sur le prix d'un produit alimentaire venant de la campagne 96,4 % revient aux « intermédiaires » et 0,6% aux producteurs. Un logement décent est un luxe. La santé commence à ne plus être accessible à tous. Il faut que ça change. On pourrait créer des commerces alimentaires municipaux. Ou établir des contrats avec les petits commerces qui assureraient leurs revenus tout en garantissant des bas prix de vente. Les responsables principaux de la cherté de la vie ne sont pas les petits commerçants mais les grosses sociétés de distribution. Il faut qu'elles deviennent des services publics.

La troisième mesure, qui a été proposée depuis une vingtaine d'années, est la semaine de quatre jours. Ce serait là une réduction vraiment sensible du temps de travail et ça changerait la vie des gens.

Le problème bien sûr est que toutes ces mesures sont incompatibles avec le maintien du système capitaliste que respectent pratiquement tous les leaders politiques quelle que soit leur couleur affichée. Mais peut-être qu'un jour avec le temps les choses changeront.

Après tout il y a déjà eu de grandes revendications qui ont finalement été satisfaites, comme la journée de travail de huit heures que beaucoup ont obtenus, ou les retraites qui jadis n'existaient pas. Il n'y a donc pas lieu de désespérer. Mais il faut ne pas perdre de vue ce qui nous intéresse et ce dont nous ne voulons pas.

Il est bien évident que tant que les responsables élus seront couverts d'avantages et privilèges divers ils ne penseront guère qu'à eux. Je viens de lire que certains « spécialistes » auto-proclamés proposent de réduire le nombre des élus... en payant mieux ceux qui resteraient en fonction ! Alors qu'ils sont déjà surpayés. Et surtout ignorent ce que ça signifie vivre dans les difficultés matérielles.

Au côté et au dessus de ces responsables élus on trouve des responsables héréditaires qui héritent des fortunes ou des empires de leurs parents. Où est alors la démocratie ? C'est un système féodal, régalien. Et les élus obéissent à ces propriétaires de grandes richesses. Un homme politique sympathique que j'ai connu me disait il y a des années que « ce n'était pas un problème simple » le fait qu'il y ait des vagabonds dormant dans la rue à Paris. Bien sûr, et même ce n'est simplement pas un problème à partir du moment où on n'a aucune envie de chercher à le résoudre. Le sentiment que me donnent la plupart des politiques, pour le peu que j'ai eu l'occasion d'en approcher, est qu'ils vivent dans leur monde, font une carrière et ne pensent à nous qu'au moment de solliciter nos voix aux élections. Tout ceci ne donne vraiment pas trop envie d'aller voter. Si à la fin on a l'impression que ça ne change rien. Non pas que ce soit impossible d'améliorer les choses. Mais c'est impossible à partir du moment où on n'en a pas l'intention.

Basile, philosophe naïf, Paris le 15 décembre 2016

jeudi 15 décembre 2016

710 Ce que beaucoup de gens croient être « l'amour »

Qu'est-ce que beaucoup de gens croient être « l'amour » ? C'est quelque chose qu'on peut définir comme composé de six éléments : pour commencer une excitation plus ou moins grande et une impatience de connaître la suite. Ce sentiment n'est pas de l'amour.

Ensuite et d'emblée la mise en place de la jalousie comme des sortes de barrières douanières. Dorénavant on n'est plus libre de faire ce qu'on veut, c'est-à-dire voir ailleurs. On est ligoté l'un à l'autre. Et, dans les premiers temps au moins, on s'en trouve très bien. Un peu comme un gamin gourmand à qui on vient de porter un énorme gâteau crémeux très appétissant à manger tout seul.

Preuve de la réalité de ce nouvel amour, croit-on, est le partage de l'intimité. Alors qu'on ne va pas tout nu dans la rue ou devant les autres en général, là c'est possible. C'est même la preuve supplémentaire que « quelque chose a changé ». Certains poussent l'intimité un peu loin : ne pas se raser ni faire attention à soi pour l'autre, etc. Bref, être sale et négligé.

Le « Sésame ouvre-toi » pour entrer dans « l'amour », c'est « le sexe ». C'est-à-dire qu'on croit que certains exercices physiques et certains contacts en général attestent de la qualité amoureuse de la relation, puisqu'on ne les fait ou les a avec personne d'autre. On ne voit pas en quoi cette exclusivité attesterait de quelque qualité intrinsèque que ce soit. Mais on y croit, à défaut que ce soit vrai.

Autre élément important et rassurant : la reconnaissance sociale. Avant les fiançailles puis le mariage étaient les étapes obligées. A présent il faut annoncer la nouvelle à tous les proches : « on est ensemble ». On croit ainsi consolider quelque chose.

Enfin, sixième et dernier élément essentiel : l'institutionnalisation. Hier les fiançailles et le mariage, aujourd'hui quelquefois encore le mariage, mais surtout le fait de vivre à deux. Partager un logement commun et les factures d'électricité prouverait notre amour... A tel point que j'ai connu des femmes qui voulaient à tous prix voir leur nouvel amant liquider son logement et venir vivre chez elle. Par la suite celui-ci largué par elle se retrouvait ou aurait pu se retrouver aussi à la rue.

A l'institutionnalisation corresponds aussi des cadeaux rituels : bague de fiançailles, bijoux, etc.

Quelle évolution suivent ces six éléments ? On l'a vu pour le sixième. Pour les autres le cours suivi est aisément passable en revue :

L'excitation retombe. La jalousie n'est pas l'amour. A l'intimité on s'habitue. Elle se banalise et progressivement n'évoque plus rien de particulier., S'agissant du sexe, c'est très souvent pire. Car il ne s'agit pas le plus souvent de personnes qui « font l'amour », exprimant ainsi un désir authentique, véritable et réciproque. Mais d'une masturbation intromissive réciproque et simultanée. Qui devient ensuite une masturbation intromissive d'une seule des deux personnes concernées. L'acte sexuel simulé devient écœurant, ennuyeux, boiteux, sans intérêt. Alors on se replie sur soi ou on cherche ailleurs. On peut aussi chercher sur des chemins tortueux un « plus » dans des pratiques sexuelles plus ou moins bizarres. Quant à la reconnaissance sociale du « couple », on s'y habitue.

Tout ceci fait qu'au bout d'un certain temps, la belle relation « d'amour » qui avait si bien commencé se défait, se dissout. On ne comprend pas pourquoi. En fait, si elle semble ainsi se défaire, ce sont seulement les illusions accompagnées d'agitation qui s'effacent. La relation « d'amour » n'avait jamais été effective. C'était un mirage auquel on avait cru. Et dont la disparition laisse apparaître le vide qu'on refusait de voir. L'amour, qui est autre chose, reste à trouver.

Basile, philosophe naïf, Paris le 15 décembre 2016

mercredi 14 décembre 2016

709 Absurdités sexuelles pensées par les hommes sur les femmes

Découvrant la masturbation masculine manuelle adulte incluant donc l'éjaculation, la plupart des garçons en font une drogue. Ils cherchent à élargir cette pratique masturbationnelle à des « partenaires » éventuels, en fait des objets masturbationnels. Au lieu de se branler avec la main, ils cherchent à opérer leur masturbation dans un orifice naturel d'un homme ou une femme, plus rarement un animal. Ils ne feront pas l'amour. Il s'agira de masturbation. Les garçons et plus tard les hommes qu'ils deviendront croiront néanmoins souvent qu'il s'agit « d'amour ». Mais la réponse donnée à leurs entreprises par les « partenaires » humains éventuels laissera les masturbateurs perplexes. Car ravalés au rang de branloirs, les partenaires humains éventuels spontanément auront naturellement tendance à refuser le rôle proposé. Les masturbateurs croyant qu'il s'agit « d'amour » vont chercher à interpréter les comportements de refus pour y lire le contraire. Cette démarche parfaitement stupide et incalculablement égoïste aura des conséquences catastrophiques. Il existe un véritable panel de descriptions fantaisistes du comportement féminin, destiné à avaliser l'accord des femmes pour se retrouver réduites à des trous à branlette masculine.

Une absurdité très courante se résume à ceci : « quand une femme dit non, en fait c'est oui. »

Une autre absurdité est la suivante : si une femme vous touche le sexe ou accepte de laisser toucher le sien, ça signifie qu'elle est d'accord pour passer à la casserole. Ce propos stupide fait que quantité de femmes vivants en couples seront un jour amenées à éviter de toucher le sexe de leur compagnon, pour qu'il leur foute enfin la paix. Et cesse de les résumer à un trou à branlette perpétuellement disponible.

Une autre absurdité prétend que si une femme dort avec vous, c'est qu'elle est disponible pour passer à la casserole. Une femme peut dormir avec son chat, mais pas avec quelqu'un qu'elle aime bien. À moins d'être prête à satisfaire ses caprices sexuels. Résultat, les humains se privent la plupart du temps du plaisir de dormir à plusieurs, pour éviter d'être emmerdés par des idiots qui confondent « dormir avec » et « baiser avec ». La langue elle-même avalise cette situation aberrante. Dormir avec, coucher avec, aller au lit avec ayant pris le sens de baiser. Il n'existe pas de possibilité linguistique en français pour exprimer le seul et simple désir de partager son lit et son sommeil avec quelqu'un d'autre, sans pour autant s'accoupler ou pratiquer une masturbation intromissive simultanée à deux.

Une absurdité aux conséquences catastrophiques colossales consiste à prétendre que si une femme accepte d'être touchée ou caressée, même de façon très minime, par exemple touchée et caressée au niveau de sa main, elle est d'accord pour servir de trou à branlette. Cette absurdité conduit à empêcher la plupart des câlins, bisous et caresses entre adultes en général.

Au nombre des câlins existent les câlins buccaux : effectués avec les lèvres, la bouche, la langue. Mais ils sont absurdement annexés obligatoirement au coït ou à la double masturbation intromissive simultanée qui lui ressemble. Résultat : ils sont la plupart du temps évités et prohibés.

Là où l'absurdité touche l'ésotérisme, c'est quand les hommes croient que s'ils parviennent à faire rire une femme, ça signifie qu'elle est prête à passer à la casserole.

Une autre absurdité consiste à croire que si une femme se passe la main dans les cheveux ça signifie qu'elle a envie de baiser. Si ! Si ! J'ai entendu cette ânerie proférée avec beaucoup de sérieux dans les années 1970 à Paris.

Autre ânerie entendue du même acabit : si une femme vous fait un compliment sur votre habillement, si vous êtes un homme, ça signifie qu'elle veut coucher avec vous.

Autre ânerie classique : si une femme vous donne son numéro de téléphone c'est qu'elle est d'accord pour coucher avec vous.

Comble du délire : si une femme vous regarde, c'est qu'elle veut coucher avec vous et vous le propose ainsi. Résultat : la plupart du temps les femmes n'osent pas regarder franchement des hommes inconnus qu'elles croisent dans des lieux publics.

Autre ânerie couramment admise par quantité d'hommes : si une femme est nue, légèrement habillée ou habillée « sexy » c'est qu'elle est prête à coucher avec tout le monde. Cette vision des choses conduit un très grand nombre de femmes à s'habiller moche pour qu'on leur foute la paix. Et éviter soigneusement de se retrouver légèrement vêtues ou nues en présence de tiers masculins.

Dans notre société française et parisienne, si une femme couche une fois, son baiseur croit que ça signifie qu'il a désormais une autorisation permanente de baiser. Il a « un trou sur abonnement ». Cette prétention abusive conduit quantité de femmes à éviter de trop se rapprocher d'hommes qui leur plaisent. Et d'y regarder à deux fois avant d'accepter câlins, flirts ou baise.

Les âneries se sont faites soi-disant « scientifiques ». Quand à présent et très sainement une femme rejette tous les obsédés masturbateurs masculins qui la harcèlent, c'est elle qui aurait un problème. Elle doit le régler... pour satisfaire les obsédés masturbateurs masculins ou tout au moins celui qui est son attitré et compagnon. Un mal imaginaire sera attribué à cette femme qui « souffre » d'absence de désir. Baiser devient aujourd'hui une obligation. Ne pas baiser un problème. Et toujours les solutions proposées vont dans le sens de la satisfaction... des hommes.

Ce n'est pas aux hommes qu'il appartiendrait de modifier leur comportement, mais aux femmes qu'il appartiendrait de le faire... pour plaire aux hommes. Cet étrange discours se drapant y compris dans la prétention à l'émancipation des femmes qui pour s'émanciper devraient bien sûr prendre l'homme pour modèle. On nage dans la fumisterie.

Ainsi, par exemple, quantité d'auteurs rapportant que l'homme se branle beaucoup, la femme nettement moins, cette dernière devrait se branler plus. On croirait assister ici à un championnat de branlette. Mais le ridicule ne tue pas.

Toutes les idées régnantes vont bousculer la simplicité et la spontanéité affective des humains. Au nombre des victimes de cette situation on trouvera les enchainements naturels de gestes tendres. Par moments un fragment d'enchaînement naturel apparaitra dans une relation entre deux êtres. Un geste ou une sensation qui sera comme une lueur dans la nuit des rapports humains anémiques et codifiés. Ce sera comme un moment magique et inattendu. Qui laissera vite la place à l'indigence sensuelle habituelle des humains « civilisés ». Qui sont plus aptes à caresser un chat ou un chien qu'un humain.

Tant que les hommes n'auront pas identifié leur comportement masturbationnel pour ce qu'il est, et cessé de harceler les femmes, on ne voit pas bien comment l'amour pourra régir l'Humanité. Plutôt que l'amour dominent aujourd'hui des comportements compensatoires du manque affectif régnant : recherche du pouvoir, de la richesse, de la gloire et autres tristes hochets destructeurs de la Civilisation. Un dragueur professionnel aux multiples « conquêtes » s'exclamait un jour devant moi parlant du désir de coït chez les femmes : « de toutes façons elles ne veulent jamais ! » En fait c'est lui qui ne voulait jamais véritablement et authentiquement aimer. Les hommes ont encore beaucoup à apprendre. Et d'abord apprendre à aimer. Se respecter, s'écouter, respecter et écouter les autres .

Basile, philosophe naïf, Paris le 14 décembre 2016