dimanche 28 mai 2017

772 Viol social et pots de colle patriarcaux

Le viol est un sujet qui préoccupe un très grand nombre de gens qui n'en parlent pratiquement jamais, en tous cas aux hommes dont je fais partie. Rien qu'utiliser le mot lui-même paraît difficile voire impossible, y compris à ceux ou celles qui en ont été victimes. Il est significatif de voir que l'actrice américaine Jane Fonda a attendu l'âge de soixante-dix-neuf ans pour évoquer brièvement, publiquement et pour la première fois le viol qu'elle a subi enfant. Une femme telle que Jane, qui a milité contre la guerre du Vietnam, n'a trouvé le courage de parler de son agression qu'arrivée dans sa quatre-vingtième année de vie... Elle a dit avoir eu honte de son agression. Se retrouve ici le mécanisme classique et effrayant qui fait des victimes du viol des coupables. A la base de cette culpabilité on retrouve la culture ou l'anti-culture patriarcale. Selon le patriarcat la femme appartient à l'homme et doit lui offrir fidélité et virginité. Si elle n'est pas « fidèle » à l'homme qui l'a choisi, si elle ne « préserve pas sa virginité » pour son « seigneur et maître », elle est fautive...

Le patriarcat qui déforme et dénature tout ce qu'il touche n'est pas un problème parmi les autres. C'est le grand problème dont découlent tous les autres grands problèmes. Je me suis mis ces temps derniers à parler du problème du patriarcat aux personnes que je rencontre. Les femmes m'approuvent toutes, mais je remarque qu'aucune femme ne m'en a parlé auparavant. Ce qui signifie que les femmes ont conscience du problème posé par l'existence du patriarcat mais ne pense pas utile d'en parler aux hommes. C'est de la résignation, il faut en sortir.

Il faut aussi pour cela cadrer les problèmes, bien les identifier avec précision. S'agissant du viol par exemple. On parle du viol pénétration sexuelle forcée, ce qui signifie sans le consentement de la personne violée, homme ou femme.

Mais il faut aussi définir une autre sorte de viol : le viol social. Il s'agit d'une apparence d'acte sexuel où on ne force personne. Mais où les individus impliqués se forcent sous la pression patriarcale à s'adonner à une apparence d'acte sexuel qui n'est en fait qu'une masturbation dans un orifice naturel. C'est un viol commis par la société sur des individus, qui à tort s'adonnent à cette gymnastique sexuelle. L'acte sexuel pour être bienvenu doit être amené par un désir authentique. C'est-à-dire une envie naturelle, claire et nette de pénétrer ou être pénétré, et pas par un laborieux raisonnement intellectuel. La plupart des prétendus actes sexuels sont en fait des masturbations dans un orifice naturel. La pratique de la masturbation dans un orifice naturel mène à terme à la rupture, avec le départ d'une des deux personnes concernées, écœurée par cette pratique.

Les tenants masculins du patriarcat s'enferment dans une tragique solitude morale. Ils ne sont pas à même d'établir des relations saines avec une femme et avec eux-mêmes. Et se sentent en permanence en concurrence avec tous les autres hommes.

Ce phénomène va donner naissance aux pots de colle patriarcaux. Des hommes se sentant dans un état d'isolement extrême deviendront de véritables pots de colle dès qu'ils rencontreront un homme qui leur apparaîtra bien intentionné. Ils voudront littéralement le contrôler, le traiter en objet à leur disposition. J'ai rencontré ce genre d'hommes. Je me passe aisément de leur désagréable compagnie.

Le patriarcat amène ainsi toutes sortes de troubles dans la relation entre les hommes, qui vont de l'opposition violente jusqu'à l'attachement abusif. Seul le recul du patriarcat permet de faire reculer toute cette violence morale. Quand le patriarcat recule, la violence recule. C'est ce qui est arrivé politiquement en Europe depuis 1945 : le recul du patriarcat a fait reculer la guerre entre pays européens. La même chose pourrait arriver dans d'autres zones géographiques qui souffrent de la guerre. Mais tant que le patriarcat continuera à sévir, les risques de conflits entre états subsisteront.

Basile, philosophe naïf, Paris le 28 mai 2018

samedi 27 mai 2017

771 L'Affaire Jousset

Le patriarcat promouvant le pouvoir comme lot de consolation pour ceux qui cherchent à en tirer profit, a des effets dévastateurs dans tous les domaines et notamment celui des sciences. Une pratique ou une découverte scientifique établie devient en quelque sorte le sceptre, l’emblème du pouvoir de certains notables scientifiques patriarcaux. Pour rien au monde ils n'admettront la remise en question des théories dont l'apologie et le développement ont servi de socle à leur trône. Malheur aux novateurs quand bien-même ils révéleraient des vérités nouvelles ! Le professeur de médecine parisien André Jousset fit les frais de cet ostracisme. Né en 1867, mort en 1940, il passa trente années de sa vie à étudier une substance qu'il extraya pour la première fois du bacille de Koch en 1903 et baptisa Allergine.

Ses travaux sont à présent enterrés et rares sont ceux qui en ont entendu parler. J'ai tenté depuis plus de vingt ans d'intéresser à l'Allergine des scientifiques, des médecins... Pensez ! Moi, un artiste peintre diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris ! On m'a rit au nez ou plus exactement gentiment ignoré. L'Allergine peut continuer à dormir dans les archives.

Son découvreur a déjà lui-même fait de son vivant les frais de l'ostracisme patriarcal dans le milieu scientifique et médical, comme on le devine ici entre les lignes :

Le chirurgien Georges Labey précise dans la nécrologie de son ami André Jousset qu'il signe dans La Presse médicale du 30 octobre au 2 novembre 1940 :

« L'indépendance de son caractère lui permit de lutter pour ce qu'il croyait être la vérité ; cette indépendance l'empêcha d'accéder à certains honneurs qui lui étaient dus, mais qu'il sacrifia délibérément pour continuer la lutte. »

« C'était un ami sûr et fidèle sur lequel on pouvait compter ; mais s'il était fidèle dans ses amitiés, il l'était aussi dans ses ressentiments. »

« Il soutenait avec une ferme âpreté les idées qu'il considérait comme vraies et mettait, à défendre ses convictions, une ardeur qui ne ménageait peut-être pas toujours ses contradicteurs. C'était un caractère. »

L'Allergine fut commercialisé en France jusqu'en 1958, sous formes d'ampoules. Elle fut retirée du codex et plus distribuée ensuite, au motif invoqué qu'elle n'avait pas d'utilité thérapeutique.

Un livre sur l'Allergine fut publié en 1961. L'oubli de ce médicament fit qu'une autre spécialité pharmaceutique a été commercialisé sous le même nom. Le livre en conséquence et pour faire la différence parle de l'Allergine-Jousset.

En 1997, j'ai reçu le meilleur accueil à la bibliothèque de la faculté de Pharmacie de Paris près du jardin du Luxembourg. J'ai collationné à cette occasion un petit nombre d'écrits de Jousset sur l'Allergine. Ces écrits que j'ai donné à lire à des médecins, y compris un médecin qui me connaît très bien, n'ont éveillé autant dire aucun intérêt. Pouvait-il en être autrement ? Un scientifique me parlant de son milieu m'a dit que je n'avais aucune chance de susciter un quelconque intérêt étant donné ma qualité étrangère au milieu des chercheurs. Pourtant je n'ai jamais prétendu connaître les qualités précises éventuelles de l'Allergine, mais j'ai juste cherché à attirer l'attention sur elle. Les écrits de Jousset sont à présent tombés dans le domaine public. J'aurais l'occasion d'en diffuser quelques-uns. Peut-être obtiendrais-je ainsi un jour un résultat en intéressant des spécialistes ?

Basile, philosophe naïf, Paris le 27 mai 2017

770 La religion téasienne

Elle se nomme ainsi à partir des initiales de ses quatre composantes :

T pour le Tao, très ancienne philosophie chinoise qui dit que l'univers est formé d'un courant indéfinissable précisément nommé Tao ou Dao, et dont nous sommes un élément. Si nous occupons notre juste place, nous allons bien, sinon non.

É pour énergies : le mouvement de l'univers est le produit du mouvement de deux forces symétriques, dynamiques, opposées et complémentaires, que les Chinois anciens ont appelés Yin et Yang. On les retrouve sous divers noms un peu partout : chaud et froid, clair et obscur, féminin et masculin, sec et humide, etc.

A pour Amour : aimer son prochain, tous les hommes sont frères, etc. Cet élément vient du christianisme. Il n'est pas toujours évident à mettre en application. Certains cherchent à nous décourager d'aller dans ce sens : médias qui se complaisent à parler des conduites odieuses, politiciens qui excitent à la haine, etc.

S pour sincérité : il est fondamental de rejeter au maximum le mensonge.

Il existe trois variétés de religion téasienne :

La première est paradisiaque et croit au Paradis.

La seconde est néantiste et croit au néant, et donc qu'il n'y a rien au delà de notre vie.

La troisième est transmigrationniste et croit à la réincarnation des âmes.

La religion téasienne est compatible avec d'autres religions, y compris la religion libre-penseuse qui croit en la non-existence de Dieu et en la non-existence de l'au-delà.

Elle a été imaginée par Basile, qui est adepte de la troisième variété.

On peut être catholique téasien, bouddhiste téasien, athée téasien, etc. On peut aussi être pur téasien.

Il n'existe ni lieu de culte, ni clergé, ni cérémonies, ni organisation téasiennes, car ils n'ont pas lieu d'être. Pour faire bien le bien existe-t-il le besoin d'un lieu ou d'une organisation spéciale ? C'est dans la vie que ça se passe et c'est à chacun de faire selon sa conscience et ses capacités.

Aimer, ne pas mentir dans la vie quotidienne, il n'est pas besoin de guides pour cette manière de faire. Il faut chercher à se gérer soi-même et faire bien le bien.

En chemin on rencontrera des aides, des alliés. Et aussi des obstacles tel le patriarcat, qui officiellement n'existe pas, et forme le principal obstacle à l'amour et le principal encouragement au mensonge, au mépris, à la violence, l'égoïsme, la manipulation et l'hypocrisie.

C'est à chacun de nous qu'il appartient d'apprendre par sa réflexion, son expérience et son observation des êtres et des choses où est le bien faire et le mal faire et comment éviter les erreurs et les égarements. Nous avons chacun de nous pour nous guider une conscience, une intelligence et une volonté que nous avons à mettre à contribution pour notre bien et celui de toute l'Humanité.

Basile, philosophe naïf, Paris le 27 mai 2017

mercredi 24 mai 2017

769 Le patriarcat met en péril l'Humanité

Le mot philosophie signifie littéralement « ami de la sagesse ». Mais, à considérer bien des propos « philosophiques », la façon de limiter ou poser les questions, les raisonnements sous-jacents, je me demande si bien des fois il ne s'agit pas de philosophie, mais de philoanoesie. Ce dernier mot je l'ai concocté maladroitement sans doute, à partir du mot ανοησία (anoēsía) : bêtise, en grec. Il s'agirait des amis de la bêtise plutôt que des amis de la sagesse.

Notre culture est issue d'une société dominée depuis de nombreux millénaires par le patriarcat. Celui-ci nie son existence. Elle est camouflée derrière des interprétations de la réalité qui servent à empêcher une remise en question. On va par exemple invoquer le rôle « incontournable » de la « Nature ». Le prétendu plaisir suprême de l'éjaculation qui en réalité peut être tout, y compris décevante et même douloureuse.

L'art de présenter les choses permet aussi de falsifier la vision du réel. « Mariez-vous, vous aurez quelqu'un qui s'occupera de vous si vous êtes malade », susurre le patriarcat à l'oreille des hommes. Oubliant que l'inverse est possible : se retrouver en bonne santé à devoir s'occuper d'une conjointe malade. On parle aussi de « dysfonctionnement érectile » quand l'homme voudrait « faire l'amour » et ne bande pas. En revanche on ne parle jamais du problème posé par l'homme qui bande, n'a pas envie et se retrouve embarqué dans des gymnastiques d'alcôve mal venues.

Il est une question qui mériterait d'être posée à Aristote et qu'il n'a pas posé. Il a décrit le fléau très actuel encore aujourd'hui de la « chrématistique ». La manie d'accumuler de l'argent non pour jouir des plaisirs de la vie mais juste pour accumuler sans autre but qu'accumuler.

Aristote a fort justement dénoncé cette manie, mais n'a pas posé la question : pourquoi elle existe ? Qu'est-ce qui amène des hommes raisonnables et intelligents à la réalisation de cette accumulation nuisible et insensée ?

Il s'agit d'un substitut à la possession d'une chose qu'on ne peut pas posséder : l'autre. C'est ici que le patriarcat pointe le bout de son nez. L'homme imprégné d'idées patriarcales croit pouvoir « posséder » la femme. Or un être humain ne saurait posséder un autre être humain. C'est impossible.

Alors, en quelque sorte comme « lot de consolation » l'homme va chercher à posséder de l'argent. Le plus d'argent possible. Telle est l'origine de la chrématstique, qui amène une poignée d'individus à être « milliardaires » et une multitude d'êtres humains à avoir faim. Le très riche Henri Ford disait : « si riche que je sois, je ne peux pas manger plus de trois fois par jour. »

Aujourd'hui soixante-deux individus « possèdent » autant que trois milliards d'êtres humains. Cette concentration va en s’accélérant. Il y a à présent des milliardaires dans des pays pauvres et des dizaines de millions de pauvres dans les pays riches. Toutes les politiques dites « d'austérité » ou « de croissance » visent le même but absurde et odieux de favoriser l'amoncellement en main privée de gigantesques tas d'or inutiles et l'augmentation vertigineuse de la misère du plus grand nombre. Vous souhaitez connaître le visage du patriarcat accumulateur ? Il suffit de regarder la photo des plus grands chefs politiques ou économiques. Ils ne savent faire que ça : accumuler, car ils ne parviennent pas et ne pourront jamais parvenir à posséder l'autre. Ils détiennent le pouvoir mais n'ont pas la conscience. Ils emmènent le vaisseau du monde au naufrage, à moins qu'on ne change l'équipage, mais est-ce possible ? Le patriarcat menace l'existence-même de l'Humanité et doit être remis en question.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 mai 2017

mardi 23 mai 2017

768 Le mot interdit, seins et nudité, où débute la fin du patriarcat

Il existe en français un mot interdit : le mot « caresse ». Quand on veut toucher l'autre, il n'est pas question de le caresser, à moins que ce soit « sexuel ». On peut... le masser. Avec un alibi thérapeutique on peut « mettre les mains », sinon non. Et le but du massage ne sera pas « le plaisir », quelle horreur !! Mais, le confort, ou bien l'amélioration des résultats scolaires...

Avec la nudité c'est pareil. Bien des fois j'ai vu des articles dans des revues naturistes où on cherchait à justifier le fait de se mettre nu en public dans un centre naturiste. Alors que les seuls qui auraient à se justifier pour leur conduite étrange sont ceux qui portent des « vêtements de bains ». On devrait dédier des plages spéciales à ceux qui s'obstinent à rester habillés pour nager ou prendre le soleil.

Si c'est le fait d'être habillé en plein soleil qui paraît de prime abord justifié à beaucoup et aller de soi et non le fait d'être nu, c'est parce que le patriarcat domine la société. Son poids explique beaucoup de soucis bizarres et comportements incompréhensibles.

Le patriarcat a fait du « sexe » une sorte de marchandise, de « bien à consommer ». À lui est associé d'office la « nudité ». Le « sexe » est lui-même très sévèrement réglementé. Suivant les circonstances, il est soit interdit, soit obligatoire. Et lui est associé la femme, réduite au rang d'objet sexuel que l’homme aurait pour devoir de « consommer » sous certaines conditions.

L'autre jour, à la sortie d'un spectacle, le chanteur qui avait chanté à cette occasion fait mine de chahuter un groupe d'admirateurs et prend ce prétexte pour mettre les mains sur les seins d'une des femmes présentes. Puis élude les questions qu'elle lui pose en s'étonnant de sa grossièreté. Cette femme m'a confié ensuite : « aurais-je du le gifler ? Je n'ai pas osé. » En y réfléchissant je pense que la réponse juste à cette interrogation est oui. Une femme ou un homme n'a pas à être utilisé comme un objet. Une gifle aurait été légitime, quitte à troubler la « bonne ambiance » post concert.

Il importe de détruire le patriarcat d'abord à l'intérieur de nous, ce qui n'est pas évident vue la pression patriarcale régnante. Ici l'atmosphère chaleureuse d'une soirée festive qui aurait été gâchée par une bonne baffe bien méritée. Autre exemple de cette pression que me rapportait une amie : elle se promenait au bord de la mer et arrivée sur une plage naturiste elle a eu très envie d'ôter tous ses vêtements. Et ne l'a pas fait car elle était accompagnée par des amis qui restaient habillés, eux. Encore une fois la pression patriarcale qui ritualise le « sexe » et l'encadre avec une quantité d'obligations qui vont toutes dans le sens de la domination et la maltraitance de la femme par l'homme. Cette domination pouvant prendre les apparences fallacieuses d'une « protection ».

Le patriarcat qui officiellement n'existe pas a l'occasion de se manifester de multiples façons. Le seul fait de regarder les femmes comme des objets sexuels témoigne du patriarcat et de sa grossièreté. Mais s'il arrive qu'un homme grossier va déguiser son regard pour se faire passer pour respectueux alors qu'il ne l'est pas, l'inverse est également possible. J'en ai fait l'expérience. Durant tout ma vie adulte jusque tout dernièrement, je regardais la beauté des formes féminines rencontrées comme si je n'avais pas de considération pour les femmes. Ayant pris conscience de ce dérangement, j'ai entrepris de me rééduquer. Il m'a fallu à peine huit jours pour perdre sans regrets cette mauvaise habitude. Ce qui montre que si on veut on peut s'améliorer. Et mettre son apparence en conformité avec ce qu'on est. Se débarrasser de certaines choses apparemment petites, peut être comme défaire la maille d'un filet. Car cette action pourra entraîner la disparition de quantité d'autres éléments parasites de notre personnalité. Formant une pollution spirituelle introduite en nous par la culture patriarcale dominante qui piétine la femme, l'homme et la communauté humaine.

Basile, philosophe naïf, Paris le 23 mai 2017

lundi 22 mai 2017

767 Mail adressé à des universités américaines

Le 22 mai 2017, j'ai envoyé aux départements de français de quatre universités des États-Unis : université de Virginie, Columbia, Princeton et Yale, ce mail intitulé : Proposition pour l'amélioration de la vie dans votre université. Il y était joint l'Appel aux femmes en date du 21 avril 2017 et texte numéro 743 de ce blog, ainsi que des tracts et affiches pour le Carnaval de Paris 2018.

Bonjour,

J'ai l'honneur de vous écrire pour vous faire une suggestion portant sur l'amélioration de la vie dans votre université.

Comme malheureusement partout dans le monde les relations entre la communauté masculine et la communauté féminine sont régies par les règles antiques du patriarcat. Ces règles contredisent au principe de l'égalité entre les hommes et les femmes, et conduisent à des déséquilibres et des soucis divers. Il est, notamment chez vous aux États-Unis et chez moi en France, d'autant plus difficile d'y remédier que formellement le patriarcat n'existe pas et l'égalité règne. Cependant il apparaît nécessaire de chercher à donner une réponse globale au problème. J'ai proposé pour cela la création d'assemblées féminines. Les femmes d'un endroit donné élisent des représentantes qui s'organiseraient dans des modalités qui restent à définir en contre-pouvoir du pouvoir masculin. Non pour entrer en conflit avec les hommes, mais pour chercher ensemble avec eux à résoudre les problèmes posés par le patriarcat, qui cause des soucis à tous, d'abord aux femmes mais aussi aux hommes.

C'est pourquoi, soucieux du meilleur fonctionnement possible de votre université, je me permet de vous suggérer la création d'une Assemblée féminine de votre université. Ses participantes seraient à égalité quels que soient leur niveau de responsabilités dans votre établissement. Ses représentantes porteraient la voix des femmes auprès des diverses instances de votre université.

Une telle assemblée apporterait au moins trois grandes choses positives :

Elle contribuerait à une image très positive de votre université, votre ville, votre état et votre pays.

Elle améliorerait le fonctionnement de votre université en améliorant la qualité des relations entre ceux qui y travaillent ou y étudient.

Enfin, réunissant des femmes elle serait un cadre précieux pour rechercher des solutions aux problèmes posés par le patriarcat en général dans le monde.

La rencontre entre ces femmes ne pourra que profiter à tous. Par la suite, si l'idée est reprise ailleurs, une représentation des femmes de plusieurs universités pourrait naître, de la Ivy League par exemple, d'autres encore. Allant dans le sens de la représentation des femmes de toutes les universités des États-Unis et puis du monde entier. Ce qui représente un objectif culturel et humain tout à fait réalisable et sa réalisation constituera un événement aux conséquences historiques et remarquables. Je joins à ce mail l'Appel aux femmes que j'ai rédigé le 21 avril 2017 pour proposer la naissance d'Assemblées féminines. Proposition qui à ma connaissance n'a jamais été faite auparavant. Je joins à ce mail l'Appel aux femmes que j'ai rédigé le 21 avril 2017 pour proposer la naissance d'Assemblées féminines. Proposition qui à ma connaissance n'a jamais été faite auparavant. J'ajoute de la documentation sur les fêtes traditionnelles parisiennes que j'organise bénévolement.

Bien cordialement.

Basile Pachkoff

Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, artiste peintre, philosophe, poète,
Historien du Carnaval de Paris et organisateur de sa renaissance depuis 1993.

Basile, philosophe naïf, Paris le 22 mai 2017

dimanche 21 mai 2017

766 Le patriarcat confisque la tendresse, ruine l’élégance et tue beaucoup d'humains

Le patriarcat nuit à la vie de tous, hommes et femmes, en confisquant et de ce fait interdisant la plupart du temps la tendresse entre humains. Le patriarcat prétend ramener à tous bouts de champs, dès le moindre contact physique, l'acte sexuel. Cet ultimatisme aberrant est contraire à toute réalité y compris « sexuelle ». Pourquoi les hommes ne peuvent pas la plupart du temps se faire des câlins ? Parce que c'est aussitôt considéré et vécu comme de l'homosexualité, de l'appel au coït gay. Résultat, quand un homme apprécie beaucoup un autre homme, il en est réduit à lui serrer très longuement la main en guise de seul témoignage possible d'affection. C'est en tous cas le phénomène que j'ai pu observer en France et à plusieurs reprises.

La tendresse homme-femme souffre aussi énormément du poids du patriarcat qui prétend que toutes sortes de gestes tendres sont forcément des préludes au coït. Le concept même de « préliminaires » nie que la simple tendresse puisse exister indépendamment de la recherche du coït. Cette façon de considérer et interpréter la tendresse l'empêche ou la perturbe le plus souvent.

L'interprétation réductive de certaines réactions physiques, comme l'érection masculine, la sécrétion des glandes de Cowper ou des glandes de Bartholin, ou la turgescence des mamelons féminins, renforce la difficulté à communiquer. Ces phénomènes dits « physiques » ne sont pas liés la plupart du temps au coït, contrairement à ce que croie quantité de gens. Ils surviennent pour d'autres raisons. Ne pas le comprendre entraîne des troubles dans les relations.

Le patriarcat réussit le plus souvent à confisquer littéralement et anéantir la caresse entre les humains. Ceux-ci en arrivent à devenir de véritables analphabètes tactiles, ne sachant ni donner ni recevoir des caresses y compris quand ils ont affaire à leurs amis les plus proches.

Le patriarcat va aussi ruiner l’élégance féminine. Craignant de se voir apostropher, aborder, maltraiter dans les lieux publics par des hommes imprégnés de patriarcat, un très grand nombre de femmes, surtout les jeunes et jolies, vont très souvent s'évertuer à s'habiller le moins fémininement possible. N'oseront pas mettre pour sortir de chez elles les tenues qui leur vont le mieux et les mettent le plus en valeur.

Le patriarcat tue un grand nombre de gens et pas seulement les femmes battues à mort par leurs conjoints ou assassinées après avoir été violées. Dévastant le continent des amours le patriarcat engendre des situations dites « amoureuses » décevantes et inextricables. Il conduit ainsi des dizaines de milliers d'hommes et femmes, dont un très grand nombre de jeunes, à s'ôter la vie. Le suicide est la principale cause de mortalité en France chez les jeunes. Prisonniers des fumées asphyxiantes des fantasmes patriarcaux quantité de jeunes se tuent. Mettre un terme au patriarcat, le détruire, est une œuvre de salut public. Pour sauver la vie de dizaines de milliers de jeunes hommes et jeunes femmes chaque année il faut en finir avec le patriarcat.

Ce dernier engendre également des conduites à risques et la tentation pour l'usage de drogues. Ce n'est pas un hasard si c'est souvent vers l'âge de treize ans que quantité de jeunes se mettent à fumer. Les malheurs sentimentaux ruinent la santé des jeunes. L'origine de la plupart des accidents graves sur la route est sexuelle : ce sont des conducteurs de sexe masculins qui sont responsables de ces accidents dans leur très grande majorité. Ils connaîtraient un monde plus tendre et aimant, débarrassé du patriarcat, ils seraient moins tentés de faire les cons sur la route. La violence en générale entre les humains, quelle qu'elle soit, est le fait de garçons plutôt que de filles, quel que soit le motif invoqué. Par delà les apparences, le motif de la plupart des violences entre humains, de leur intensité, c'est le patriarcat. En finir avec lui mettra un terme à la plupart des actes violents.

Basile, philosophe naïf, Paris le 21 mai 2017