vendredi 30 septembre 2016

661 Manifeste de l'Art joyeux

La base de l'Art joyeux ou Aquarellisme, c'est le respect des gens, l'amour des gens et l'insubordination aux normes créatives en vogue. Tout est, et reste libre. L'essentiel est de se faire plaisir et progresser selon son rythme et sa direction unique et singulière. Il faut voir la pratique de l'Art joyeux comme une promenade. L'essentiel n'est pas d'arriver à un endroit précis, l'essentiel est la promenade. Et on s'arrête quand on veut et où on veut. On ne va pas traiter la recherche du plaisir comme un travail. On peut aussi voir l'Art joyeux comme un bon repas pris entre amis ou une nuit d'amour. À la fin, il ne reste rien. Juste de la vaisselle à laver ou des draps froissés. Et si l'Art joyeux donne d'agréables produits, par exemple des peintures, empressons-nous de les offrir pour faire plaisir à d'autres ! 

 L'Art joyeux porte aussi le nom d'Aquarelliste en référence à ses débuts : le don d'aquarelles que j'ai fait à des personnes choisies par moi. C'est un petit mouvement local, reproductible, bisounounoursien, améliepoulinesque et basilien. Son but est la création et le don d'œuvres artistiques joyeuses à des gens afin de leur donner du plaisir, de la joie, de la bonne humeur. Ces œuvres pourront être de natures les plus variées : peintes, dessinées, dansées, sifflées, calligraphiées, affichées, distribuées en tracts, cultivées en terre, sculptées, cuites ou crues s'il s'agit de réalisations culinaires, chuchotées, déclamées, criées ou chantées s'il s'agit de textes écrits ou improvisés verbalement, etc. 

La référence aux Bisounounours, à Amélie Poulain et à Basile est là pour préciser qu'il s'agit uniquement d'un mouvement gentil, ni ambitieux, ni concurrentiel. Le but est uniquement et exclusivement de faire plaisir et se faire plaisir de manière douce, pacifique et pondérée. Un enfant aussi bien qu'une « grande personne » peut y participer avec le même rang d'importance. 

La base de ce mouvement est le cœur, pas l'argent. Il n'y a pas de style particulier à suivre. Seul importe d'arriver à susciter satisfaction et sourire chez ceux ou celles qui fabriqueront ou recevront les créations fruits de l'aquarellisme. Ces œuvres, bisounounoursiennes, améliepoulinesques et basiliennes pourront aussi bien être une gravure, une statue en granit ou une part de gâteau. 

Je dessine depuis ma petite enfance, j'écris depuis fin 1959 et peins depuis 1982, Je souhaite animer le lancement du Mouvement aquarelliste, au début à raison d'une séance gratuite par mois de peintures, dessins ou poèmes. Ça se passera au Moulin à Café, café associatif et culturel du 14ème, Trois de ses responsables, Anna, l'ancienne cuisinière, Eddy, le gérant, et Julie, la programmatrice-animatrice ont déjà reçu une aquarelle joyeuse. D'autres aquarelles sont parties ailleurs, notamment au Québec, en Italie et en Catalogne. Les réunions au Moulin à Café seront des lieux d'échanges, réalisations et conseils pour créer des œuvres artistiques joyeuses et assurer leur diffusion. Je tâcherais de faire profiter les présents de mon expérience, mes connaissances et ma fantaisie créative. 

Le nombre des participants sera limité à 19, avec l'éventuelle possibilité de créer plusieurs groupes de même ampleur. 19 maximum étant la taille traditionnelle des sociétés festives dites goguettes, jadis en France. Taille qui a fait ses preuves au cours des années. En choisissant de rester moins de vingt on évite quantité d'ennuis et on conserve cohésion et authenticité. Les modalités d'inscription restent à établir. Chacun achètera son matériel. Je pourrais donner des conseils utiles pour ça. On pourra aussi, selon les désirs des présents, réaliser des œuvres collectives ou des œuvres portées sur soi et promenées en ville un peu comme des déguisements. 

La première réunion au Moulin à Café aura lieu le samedi 5 novembre 2016 de 14 à 18 heures. La notoriété de ce mouvement ne sera pas recherchée, si ce n'est la notoriété auprès des amis et de ceux et celles qui découvriront par hasard son existence. Il n'est pas besoin d'être célèbre pour être heureux. Réussir un moment à rendre heureux les autres est le premier but des aquarellistes. On n'est pas ici pour obéir aux ordres d'un professeur, mais d'abord pour apprendre de nous-mêmes. Libérer ou réveiller sa créativité endormie. Retrouver et fortifier sa fantaisie et son âme d'enfant. Et surtout : se faire plaisir

On est là pour s'émanciper des conformismes artistiques et des infrastructures culturelles officielles et cultiver son originalité ou son peu d'originalité. L'essentiel étant pour chacun de trouver ou retrouver son authenticité par delà le phénomène des modes et la peur des différences. 

 Basile, Paris le 30 septembre 2016

lundi 26 septembre 2016

660 Qu'est-ce que « la palette appauvrie » ?

La palette appauvrie est une technique picturale que j'ai commencé à utiliser pour réaliser des aquarelles, mais qui concernant les couleurs, peut être utilisée avec d'autres médiums : huiles, acryliques, etc. 

Je suis parti de la constatation que je disposais d'un nombre de couleurs très étendu. Pour manier celles-ci harmonieusement selon mon plan choisi, j'ai décidé ceci : je commence à colorier mon dessin et use pour cela d'une, deux, trois, quatre couleurs. Là j'arrête mon choix. Ces quatre couleurs seront les seules que je vais utiliser pour cette aquarelle.

Le résultat est que les diverses parties de l'aquarelle que je vais ainsi colorier avec ma palette volontairement appauvrie vont se répondre. On retrouvera en divers endroits de ma feuille les mêmes couleurs.

En cas de nécessité, bien sûr, je pourrais encore en ajouter une ou deux.

Le résultat est intéressant et a été apprécié positivement par les personnes auxquelles j'ai montré les aquarelles ainsi réalisées ou les leur ai offerts.

Personne ne m'a fait remarquer que j'avais usé de peu de couleurs. Tant leur juxtaposition crée un effet de richesse et variété.

J'ai mis sur Internet le résultat de ma recherche picturale :


C'est à l'adresse de mon blog pictural, que je viens de créer et compte enrichir par la suite.
 
Bien sûr, il n'y a pas que cette technique de la palette appauvrie qui est responsable du résultat. Il y a également les capacités de chacun, ici de moi en l'occurrence, et l'expérience. Je peins depuis bientôt trente-cinq ans.

J'encourage le lecteur qui serait tenté d'expérimenter la technique de la palette appauvrie. Son résultat est très riche et intéressant.

Si vous souhaitez me faire part de vos impressions, n'hésitez pas à m'écrire.

Il est très important de créer de nouvelles et belles choses. C'est également là une des façons de répondre à la laideur du monde, hélas encouragée et créée très souvent par des hommes.
 
C'est également la meilleure réponse à donner à la destruction volontaire ou non de richesses artistiques. Il faut en créer de nouvelles.
 
Et ainsi aussi élargir notre vision du monde.
 
L'œuvre d'art va au delà du simple travail humain. Il est courant que l'artiste crée, y compris sans être reconnu par un public, ni à fortiori rémunéré. Créer est un besoin humain très beau et très noble. Chacun d'entre nous le porte en lui et le cultive plus ou moins.

Les petits enfants sont tous très créatifs. Par la suite la société les stérilise bien souvent et ils ne créent plus ou guère. 

Un des plus beaux compliments qu'on m'ait fait est celui que m'a fait un jour une jeune fille, il y a bien des années : « les couleurs de tes dessins, on dirait les couleurs de dessins d'enfants. »

J'ai trouvé un jour dans la poubelle une liasse de grandes gouaches faite par un enfant. Je les ai récupéré et rangé dans un carton à dessins. Elles sont magnifiques. Il serait très important et positif que la société cesse de briser la créativité de la plupart des gens. Créer aide à vivre, à se rendre heureux et rendre heureux les autres. Quand bien-même ça ne rapporte pas un centime d'euro.

Basile, philosophe naïf, Paris le 26 septembre 2016

dimanche 25 septembre 2016

659 Pourquoi y a-t-il tant de femmes dans les services de santé ?

Dans leur immense majorité, les hommes victimes de leur addiction aux endorphines masturbationnelles, harcèlent sexuellement les femmes. Se rendant odieux à celles-ci ils se font rejeter ou font fuir. Le résultat pour les femmes est un grave et profond manque affectif. Elles le compensent plus ou moins bien en s'occupant de leurs enfants quand elles en ont. Mais aussi également par des choix de vies qui leur permettent de donner et recevoir de l'amour.

En premier chef les métiers de la santé leur offre cette possibilité. S'occuper de malades ou blessés permet d'aimer sans danger de se retrouver agressées et sollicitées par des demandes sexuelles inopportunes. Résultat, dans les professions médicales on trouve surabondance de femmes.

Une autre catégorie d'hommes inoffensifs à aimer est formée par les vieillards. Je connais une femme qui se prend d'affection pour des anciens. Le seul inconvénient grave est qu'ils meurent vite. Le dernier est parti brutalement alors qu'il était dans sa 92ème année de vie.

Une troisième catégorie humaine sexuellement inoffensive pour les femmes est formée par les enfants. C'est pourquoi les femmes sont attirées en nombre par la carrière d'institutrice.

Enfin, se détournant de l'amour humain pour chercher à le compenser par un amour autre, quantité de femmes se retrouvent dans les ordres ou proches de celles qui ont choisies de s'y retrouver.

Toutes ces démarches qu'on attribue souvent au tempérament féminin traduisent d'abord et avant tout le blocage de l'amour entre l'homme et la femme. Il est causé par le comportement hyper-sollicitant sexuellement dont témoigne la majorité des hommes. Qui veulent tout le temps baiser.

Plutôt que persister dans la quête d'un amour masculin respectueux d'elles, d'innombrables femmes font le choix d'amours compensatoires avec des catégories inoffensives de la population humaine.

Sinon il existe également des compensations animales : un chat ou un chien fait office de compagnon. J'ai connu une femme qui ne parvenait pas à gérer harmonieusement ses amours avec les hommes, qui n'en voulaient qu'à son cul ou presque. Ce qui est une situation classique. Il fallait voir comment elle s'abandonnait en câlins infinis avec... sa chienne.

L'idolâtrie des humains en France et à Paris pour les chiens et chats a pour origine la difficulté des humains à vivre l'amour avec leurs congénères. Et quand vous voyez la foule de jolies filles en blouse blanche qui travaille dans les hôpitaux et cliniques, pensez qu'elle témoigne par son ampleur de l'échec fréquent des hommes à aimer les femmes. Ils veulent en permanence parvenir au coït. Les femmes ne supportent pas ce désordre affectif et relationnel chez l'homme. Et vont souvent fuir l'amour défectueux des hommes dans l'amour pour une catégorie sans danger pour elles.

J'ai connu une femme qui payait une masseuse qu'elle avait voir régulièrement. Ces massages remplaçait pour elle les câlins que son mari était incapable de lui donner.

Les métiers féminins sont souvent mal rémunérés, mais ce n'est pas là la raison de tant de présences féminines dans les métiers de santé. C'est aussi parce que les hommes le plus souvent ne savent pas aimer. D'ailleurs les postes mieux rémunérés sont aussi de plus en plus majoritairement occupés par des femmes. Selon le journal français La Croix, du 28 février 2013, il y avait alors 41 % de femmes parmi les médecins en France. Il était prévu qu'en 2022 elles formeraient la majorité du nombre total de médecins en France. Il y avait déjà alors 60 % de filles parmi les étudiants en médecine.

Basile, philosophe naïf, Paris le 25 septembrEe 2016

658 Trois poésies

L'amour est comme une prison de velours
L'amour
Est comme un sentiment réciproque
De faim l'un de l'autre
Qui monte progressivement.
Quand on s'aperçoit
Que ce sentiment est là
Il est trop tard
Vous êtes déjà prisonnier
De ses dents de soie
Dans sa prison de velours.
Et arrive le jour
Où vous vous apercevez
Que vous ne pouvez pas
Ne pas vous embrasser.
Que vous ne pouvez pas
Ne pas vous aimer.
Amour libre ?
Certains vantent « l'amour libre »,
Mais il n'y a rien
De moins libre que l'amour.
Il vous retient
Dans ses lourdes chaînes
De velours,
Et vous dit :
« Tu dois faire ça, »
« Tu dois penser ça, »
« Tu dois aller là
Où ton cœur t'emporte, »
En ignorant,
Bousculant,
Piétinant
Toutes les pensées
Qui te retenaient libre.

Nudità

Ero nudo alla mia casa,
Lei era nuda alla sua casa,
Ho quiesto a lei al telefono :
« Sei nuda ? »
Mi ha rispostato :
« Sono nuda,
Totalmento nuda
Per te. »
Ho detto a lei :
« Ti prendo in miei bracci.
Ti stringe.
Poi ti acarezzo
Dapertutto,
Poi
Ti bacio e ti lecco
Dapertutto. »

Basile, philosophe naïf, Paris le 25 septembre 2016





samedi 24 septembre 2016

657 Le désert affectif organisé par et pour les hommes

Tout à l'heure je rentre dans Le Moulin à Café, le café associatif du 14ème arrondissement. J'aperçois une dame qui étiquette des petits pots en verre remplis de gros sel de mer. Je la questionne sur le motif de son occupation. Elle me répond qu'elle va fêter ici son anniversaire. Les pots serviront à souhaiter la bienvenue aux invités. Tout près de là, légèrement derrière elle, une très jolie fille brune aux longs cheveux assise sur une chaise regarde la scène. Elle porte un mini-short fait d'une sorte de tissu brodé de gros fils noirs. Ce vêtement souligne plus qu'il ne dissimule ses très belles jambes et cuisses croisés. Je remarque que sa présence fait plus que me toucher. Elle m'attire comme si elle avait pour moi un caractère magnétique. Je m'arrache à cette attirance et m'en vais.

Chemin faisant dans la rue je m'interroge : « qu'est-ce qui a pu bien donner à cette très jolie brune cette qualité d'impression particulière ? » Après tout, je croise alors quantité de très jolies filles qui ne me font nullement éprouver cette attirance. En cherchant je trouve l'explication. Son regard était absolument libre. Elle m'a regardé en souriant aussi directement et innocemment que le font les petits enfants. Vu le contexte : un anniversaire, probablement celui de sa maman avec laquelle je m'entretenait, elle m'a regardé sans aucun détours, sans aucune peur. Mais alors et les autres jolies filles ? Et bien les autres passent leur temps par la force des choses à snober tous les hommes inconnus, pour éviter de paraître les draguer. Ce comportement fruit de la résistance féminine aux obsessions coïtales masculines génère un désert affectif organisé par et pour les hommes.

Nous sommes tellement accoutumés à cette situation que nous ne réalisons pas qu'elle existe. Le blocage est général. Peur et défiance ne font pas bon ménage avec l'amour. Le désamour entre l'homme et la femme est déjà présent là. Avant même qu'un mot ait put être échangé, le regard détourné dit déjà non.

Cette situation catastrophique est causée par le comportement sexuel masculin détraqué qui cherche en permanence l'accouplement. Pour que ça change il faut que l'homme cesse de se shooter aux endorphines masturbatoires comme il en a l'habitude depuis l'âge de douze, treize ou quatorze ans. C'est un effort à fournir pour mettre un terme à une addiction qui ruine ses rapports avec les personnes du sexe opposé et au final y compris avec les autres hommes et lui-même.

Comme l'excès de recherche du coït éloigne de lui les femmes, l'homme va se masturber encore plus et verrouillera complètement sa solitude. Et ce n'est pas la masturbation dans le vagin d'une prostituée rémunérée ou d'une victime de viol qui le sortira de sa solitude. Les grands jouisseurs sans âme finissent seuls et malheureux. Ils construisent eux-mêmes leur malheur année après année. Ils font de grands efforts pour devenir malheureux. Et leurs efforts sont récompensés.

Un dragueur professionnel me disait, parlant des femmes qu'il convoitait : « de toutes façons elles ne veulent jamais. » Ce qui signifie que toutes ses « conquêtes » sont passées à la casserole contre leur volonté. Ce furent des viols par pression morale. Jusqu'au jour où il en commit un par pression physique, qui resta impuni, comme le sont la majorité des viols.

Tant que dans notre société française et parisienne il y aura abondance de viols et de risques de viols, crainte omniprésente de l'agression sexuelle en traversant de nuit la ville, nous ne pourrons pas dire que notre société est civilisée.

Les violeurs sont des gens malheureux. Mais ils rendent malheureux d'autres qui ne leur ont rien demandés. La solitude, le « manque de femmes » n'explique rien, n'excuse rien. C'est à l'homme de se corriger s'il veut s'humaniser et trouver ou retrouver le chemin du cœur des femmes.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 septembre 2016

656 La masturbation masculine adulte, l'ennui, l'énervement et la peur

La masturbation masculine adulte énerve et fait peur. Voilà comment : elle détraque l'appétit sexuel masculin. Résultat : l'homme harcèle sexuellement sans arrêts les femmes, ou se tient en permanence prêt à la moindre « occasion visible » à les solliciter pour réaliser le coït. Les femmes, qui ne sont pas déformés comme eux sont amenées à les rejeter et tenir à distance. L'homme ne comprend pas ce qui lui arrive. Il considère que la femme est capricieuse, incompréhensible, que « le monde est mal fait ». Un jeune homme me disait très sérieusement : « je ne comprend pas pourquoi une femme peut refuser de faire l'amour avec moi ». Un de mes amis que sa femme quittait s'étonnait : « mais je lui demande juste d'accepter de vivre avec moi ». Cette contrariété de l'homme détraqué sexuellement va le conduire à s'énerver du refus et du rejet féminin. Loin de la femme, il s'ennuiera. Et alors, pour calmer son énervement, remédier à son ennui... il se masturbera. On n'en sort pas. C'est un cercle vicieux.

Comme l'homme rejette sur la femme « mystérieuse », « injuste », « incompréhensible », la responsabilité de la situation dont il est responsable, il s'énerve et s'affole aussi. Il a peur et ne comprend pas. Par sympathie pour son propre sort il recherchera... l'énervement et la peur.

Je connais des personnes très pacifiques qui, en paroles, tuent plein de « méchants » qu'ils n'ont jamais rencontrés. Ils font profession de les combattre. S'inscrivent dans des organisations politiques et vont défiler dans la rue pour des causes qui ne les concernent pas.

Cette question de l'énervement, l'ennui, la peur et sa connexion avec la masturbation masculine adulte ne risque pas d'être décryptée par les « spécialistes ». D'abord, pour eux, la masturbation masculine adulte est une très bonne chose, au minimum à condition de la pratiquer dans un vagin. Ce qu'ils ne qualifieront pas de masturbation, même si la démarche est la même qu'avec la main.

Et puis ils confondent ensemble des choses différentes. La masturbation infantile et adulte, et celle féminine et masculine. La masturbation masculine infantile ignore l'éjaculation. Celle masculine et celle féminine suivent des chemins très différents. Ce sont deux phénomènes différents.

La femme ne cherche pas sans arrêt le coït, quand bien-même elle se masturbe, l'homme oui. Résultat, il emmerde la femme dont l'appétit sexuel est plus authentique que celui de l'homme.

Pour beaucoup de femmes, l'amour des enfants les comblent et leur permet de zapper le chapitre de la déplorable sexualité masculine harcelante et masturbationnelle. En élevant ses enfants, la femme qui a jeté son mari trouve amour et câlins et supporte l'absence d'un mâle maladroit à ses côtés. Il n'est pas étonnant que pour beaucoup finalement le seul amour qu'ils reconnaissent comme existant est celui d'une maman pour son enfant ou ses enfants. Les femmes finissent souvent par définir l'homme adulte comme un petit garçon attardé. Un ami, amusé, me disait il y a bien longtemps que sa femme consentait à ce qu'il la pénètre sexuellement comme pour rendre service à un gamin. Visiblement elle ne prenait pas au sérieux sa demande et sa prestation. Cet homme était plutôt naïf, car par ailleurs, il m'affirmait que les prostituées qu'il avait fréquenté à une époque de sa vie « étaient toutes amoureuses de lui. »

Certaines jeunes filles aujourd'hui cherchent à comprendre comment se rapprocher des hommes et se fourvoient dans une démarche provocante et pornographique, des fois que ça marcherait. J'en aperçois quelquefois. Je pense qu'elles doivent plutôt s'attirer gamelles et déceptions et finirent par renoncer à leur démarche erronée. Pour sortir de l'impasse amoureux, c'est à l'homme qu'il appartient de changer pour devenir ou redevenir le vrai compagnon de la femme.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 septembre 2016

655 L'univers masturbationnel et les vrais amoureux

Dans notre société la masturbation masculine adulte, en détraquant l'appétit sexuel de la plupart des hommes, en faisant des drogués aux endorphines, bouleverse et ravage un nombre incroyable de choses. Par contrecoup la masturbation masculine adulte va semer le désordre et la désolation chez les femmes.

Son appétit sexuel détraqué fait que l'homme a tout le temps envie de baiser et harcèle les femmes. Résultat, la femme est toujours sur la défensive, impotente tactile et s'emmerde au lit.

La femme a en permanence peur d'être envahie sexuellement au sens littéral de ce terme par un ou plusieurs inopportuns. Résultat par exemple elle n'ose pas le plus souvent sourire à un homme inconnu. Son sourire spontané s'efface dans une sorte de grimace que j'ai baptisé il y a bien longtemps « un contre-sourire ». Une jolie fille m'en a parlé très récemment. Même simplement regarder visiblement un homme inconnu est jugé risqué par la plupart des femmes. Par exemple à Paris dans des lieux publics, elles usent de ruses pour les regarder sans paraître les regarder. Comme j'en parlais à une jolie femme de mon entourage, elle m'a répondu que c'était normal, car regarder visiblement un homme inconnu c'était « une avance sexuelle ». Si les femmes ont peur de sourire aux hommes inconnus, ou même simplement visiblement les regarder, comment la relation homme femme pourrait-elle connaître un cours harmonieux ? Et pour ce qui est de la nudité féminine visible ou du toucher de la femme sur l'homme, n'en parlons pas. Il s'agit d'une zone sinistrée.

La femme qui est naturellement portée sur la douceur et la tendresse à l'égard des petits enfants va éviter d'user de cette douceur et tendresse avec les hommes. Il y aura là un très impressionnant blocage. Pourquoi ? Parce que, y compris si elle en use avec un proche connu, ce sera là le déclencheur d'une bête masturbationnelle. Sans comprendre la femme, tenir compte de sa réalité, le mâle abruti voudra lui sauter dessus pour « lui faire son affaire ». J'ai pu constater qu'en de très rares moments la femme baisse la garde, mais la reprend aussitôt.

Ainsi, une petite amie que j'ai eu il y a une trentaine d'années a un jour seulement et durant moins d'une minute eu un toucher complètement différent de son toucher habituel. Le contexte était particulier, il fallait se presser de se quitter, elle était affolée. Le résultat est qu'elle s'est alors rapproché de moi et m'a caressé le bras d'une manière très agréable et totalement inhabituel. Ce phénomène ne s'est pas reproduit. Sinon son toucher était différent et elle suivait une sorte de « mode d'emploi » sexuel qu'elle a fini par abandonner en me quittant. Mode d'emploi dont je ne me souvient pas comme inoubliable mais comme un exemple de stupidité et d'ignorance partagées : on est jeunes et proches, on met le truc dans le machin et on secoue jusqu'à ce que ça gicle. Beaucoup plus récemment, une autre amie, qui n'est pas m'a petite amie, un jour sans aucun motif spécial visible m'a caressé le dos de la main en usant de ce fameux toucher. Je ne pense pas que même elle a réalisé de la particularité de cet instant-là. Par ailleurs elle avait un petit copain. Or, un jour qu'elle venait de le quitter avec forces câlins et bisous d'amoureux, j'ai remarqué que loin d'être détendue et heureuse, elle paraissait extrêmement énervée. Un peu comme une personne qu'on aurait pris en faute. Ce qui dénotait de ce que sa relation avec son petit copain n'était ni saine, ni authentique, mais en quelque sorte « programmée » : on est jeune et beau, donc on se touche l'un l'autre. Mais comme l'autre, le jeune homme, a le bout qui le démange, on essaye de le tenir à distance tout en conservant sa proximité, ce qui revient à chercher à réaliser la quadrature du cercle.

Une femme que j'ai connu m'a laissé voir sa tactique pour ce faire : vivre chacun de son côté et ne voir son amant que deux fois par semaine. Comme ça elle ne prenait le risque d'être harcelée par son amant que deux jours sur sept. Quitte à s'arranger pour éviter des situations délicates telles des tête-à-têtes. Mais quand vient l'heure d'avoir un bébé il est plus difficile de conserver de telles distances. Alors la femme est obligée généralement d'accepter la compagnie permanente d'un obsédé du cul qu'elle aime bien. Mais fini par ne plus supporter. Ce qui fait que naissent de multitudes de familles « mono parentales », une fois que la femme a jeté son inopportun compagnon qui cherchait trop souvent à la consommer.

Ce blocage des câlins de la part de la femme vis-à-vis de l'homme m'a fait définir celle-ci comme impotente tactilement. C'est l'homme qui, par ses revendications incessantes de coïts, la rend incapable de le caresser.

Une autre conséquence du dérangement masturbationnel de l'homme est que la femme s'emmerde au lit. En effet, elle aura beau avoir toutes les meilleures intentions conciliantes qui soient, elle ne pourra pas supporter la conduite sexuelle de son compagnon. Celui-ci usera d'elle comme d'un outil masturbateur, une sorte de poupée gonflable vivante. Il voudra glisser son truc dans le machin et parvenir à l'éjaculation exactement de la façon dont il se masturbe. Il cherchera son shoot d'endorphines accompagnant son éjaculation. Ce faisant de facto il oubliera complètement la femme et ne pensera plus qu'à sa queue et se vider les couilles. La femme devient une sorte de pot-de-chambre receveur de son sirop d'homme. Cela, la femme le sent forcément et ça ne peut pas lui plaire.

Au début d'une relation dite improprement « d'amour », la femme fait avec. C'est pourquoi « au début c'est toujours bien ». Mais, à la longue c'est l'écœurement. La femme va chercher et trouver la peau de banane relationnelle sur laquelle la relation mal entamée devra se casser la gueule et se rompre. Parfois elle ne la cherchera même pas. Un beau jour et sans explications, elle foutra le camp. J'ai connu ainsi deux hommes remplis de gentillesse et de qualités qui n'ont jamais compris pourquoi un beau jour leur chère et tendre moitié a pris sans explications aucune la poudre d'escampette. Parfois c'est l'homme qui en a marre, sentant que quelque chose ne va pas, qui fout le camp ainsi. Mais c'est nettement plus rare. Généralement c'est la femme qui prend l'initiative de la rupture.

La cause n'étant pas claire pour elle, la femme pourra invoquer un motif qui ne tiendra pas la route. Ou alors elle craindra de blesser l'homme en s'expliquant. Mais la rupture, elle, sera bien effective. De toutes les façons l'homme sûr de lui ne sera pas capable d'écouter. Ce n'est pas facile de dire à quelqu'un qu'on aime qu'il est insupportable. Car être contrainte de baiser sans en avoir envie est aussi insupportable que peut l'être parfois le fait de manger sans avoir faim. Rester ainsi avec quelqu'un qui se sert de vous comme trou à éjaculer est absolument insupportable. L'homme est agressif, analphabète tactile. Et au lit le plus souvent et à la longue fait chier la femme avec ses prestations sexuelles égoïstes et minables. Car il se masturbe avec la femme. Il ne fait pas l'amour.

Cette situation calamiteuse et souvent involontaire conduit souvent à quantité de violences morales ou physiques ou les deux. Insatisfait sexuellement, l'homme cherchera à compenser son manque affectif par la violence. Par exemple en conduisant sa voiture de manière agressive. La plupart des accidents graves sur la route sont commis par des hommes. Ces accidents ont un caractère, une origine sexuelle. Il en est de même d'autres violences la plupart du temps. La connerie sexuelle cause ainsi beaucoup de morts violentes, de choqués et blessés, dont un certain nombre restent infirmes à vie. Si nous voulons sortir de ce cercle infernal, il importe de redéfinir l'amour, qui n'est ni « sexuel », ni érectionnel ou mise-en-fleuriste (la mise-en-fleur est l'équivalent féminin de l'érection au niveau génital : le sexe de la femme se « met en fleur »), ni passionnel.

Les vrais amoureux sont d'abord amoureux de l'amour et ne sont pas violents même « au service d'une bonne cause ». Les vrais amoureux il y en a. Ils sont rares et discrets et ne font pas de bruit. Le soleil en se levant ne fait pas de bruit.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 septembre 2016