dimanche 12 mai 2013

112 Histoire de la littérature française : mémoire déficiente ou sabotée ?

Quand le cinéma est né en 1895, c'était un art forain. Il servait de curiosité, attraction et divertissement. On ne le considérait pas comme un art. Durant des décennies, réduit à un produit de consommation à durée limitée, les films connaissaient une carrière éphémère. Après une année, on ne le revoyait plus. Quand bien-même ils avaient couté très cher à réaliser et s'étaient assuré le concours de vedettes célèbres. Les films finissaient à la poubelle. Plus précisément, les bobines étaient traitées avec une machine à casser les films. Une sorte de croix métallique qui les réduisait en morceaux. Les morceaux servaient à fabriquer, par exemple, des peignes.

Puis vinrent des initiatives pour sauvegarder et respecter les films. Les considérer comme expressions d'un art à part entière. Ce fut la naissance des cinémathèques. Mais, longtemps encore, les films anciens n'eurent la possibilité d'être vus que dans des salles spécialisées. Aujourd'hui, à la télévision on voit des films anciens. Et leurs fans ne se comptent plus par centaines, mais par nombreux milliers.

La situation du cinéma à ses débuts est toujours celle que connaissent chez nous les chansons. Passée leur heure de gloire, la plupart disparaissent de circulation.

On va justifier cette situation en déclarant que : « le goût a évolué ». Quel goût ? La plupart des gens ne connaissent simplement pas ce qui se chantait dans le passé. Comment peut-on ainsi affirmer que ces chansons ne plaisent pas. Ne correspondent pas aux sensibilités actuelles ?

Un propos classique qu'on entend tenir s'agissant de l'art est que ce qui est bon reste dans la mémoire. Le reste est oublié. Ce propos justificateur est totalement fantaisiste ou presque. Certes, des œuvres sans envergure sont oubliées. Mais des chefs-d'œuvre le sont également. Et des auteurs et courants artistiques très importants sont minimisés ou effacés dans les livres d'histoire officielle.

Quelques exemples : Houdart de La Motte, illustre dramaturge, Évariste Parny, poète, dont Pouchkine disait : « c'est mon maître »...

Un phénomène peu connu est le suivant : en France, la centralisation administrative du pays qui a conduit à la destruction volontaire des langues régionales, n'a pas touché que la littérature dite « patoisante ». L'élitisme parisien a voué à l'oubli de grands écrivains de langue française dont le crime est d'être resté provinciaux sans chercher à se naturaliser parisien.

Je connais au moins deux exemples. Il en existe certainement beaucoup d'autres. Ernest Chebroux, poète, bien que devenu parisien, restait de cœur un Poitevin. Il éditait des poèmes à Limoges ! Dans ces conditions son magnifique poème Les rives du Clain sera absent des manuels scolaires.

Autre exemple : Gabriel Monavon, qui vécut au XIXème siècle, est un des plus grands poètes français. Avantage de son écriture, non seulement elle est très belle, mais se lit facilement. C'est du français facile à comprendre. Alors, pourquoi Gabriel Monavon est-il aujourd'hui pour la plupart un parfait inconnu ?

Réponse : parce qu'il était instituteur et juge de paix à Grenoble. Qu'il n'a pas cherché à se parisianiser. En tous cas, il était très satisfait de recevoir pour son poème La Chanson de la brise une distinction décernée par l'Académie Jasmin d'Agen. Pour les snobs officiels de Paris, quelle vergogne, quel ridicule ! Alors, Gabriel Monavon, on l'oublie.

Basile, philosophe naïf, Paris le 12 mai 2013

mercredi 8 mai 2013

111 La vérité sur la pornographie

J'ai étudié sur Internet de nombreux clips ou photos pornographiques. Il est une chose beaucoup plus instructive que s'arrêter sur les comportements stéréotypés et répétitifs des personnes et sur les cadrages gynécologiques des photos. Considérer les visages et regards des « acteurs » porno et décrypter à quoi ils pensent en pleine action.

Ils s'emmerdent ! Ils sont là et s'adonnent à une gestuelle mécanique de commande. Ils font ça avec autant d'enthousiasme que n'importe quel travail ennuyeux et alimentaire.

C'est particulièrement évident avec la plupart des filles. Elles mettent autant de passion et bonne volonté à sucer un pénis ou un sexe féminin qu'à suçoter un bâton de réglisse ! Et encore, ce dernier, elle le sucerait certainement avec beaucoup plus de sincérité, plaisir et enthousiasme.

Quand il y a pénétration sexuelle, elles s'appliquent consciencieusement à prendre les positions les plus acrobatiques afin de favoriser la bonne prise de vue. Et attendent que ça se passe.

Quand il y a sodomie, les hommes ou femmes qui la subissent font souvent des grimaces de douleur...

Quand on suit une série de clichés pris lors d'une séance entière de photos, il n'est pas rare qu'à la fin la fille sourit et paraisse se détendre... ouf ! Le boulot est fini ! On va pouvoir se laver, se rhabiller et s'occuper de choses plus intéressantes : toucher son chèque et aller bouffer !

Les câlins sont réduits à pas grand chose le plus souvent. Des filles splendides sont à peine effleurées. On a mieux à faire !

Les « acteurs » ont des manches gros comme ça. En revanche, il leur faut trois heures pour parvenir à éjaculer et ils n'y arrivent qu'en se masturbant. Ce qui signifie qu'ils ne ressentent rien quand les filles les sucent ou se font pénétrer par eux. Pour faire illusion, ces garçons vont ponctuer la séance porno où ils sont en fait frigides d'exclamations style : « oh ! C'est bon ! C'est très bon ! » proférées généralement en anglais avec un accent américain. Cette laborieuse sexualité est trop nulle !

Quand je regarde de la pornographie sur Internet, j'en étudie les tenants et aboutissants. Résultat : la plupart du temps, quel que soit les actes et gestes vus, ça ne m'excite pas. Des fois ça m'écœure même, tant il apparaît évident que les « acteurs » sont là uniquement pour l'argent.

Bien sûr, certains mettent de la bonne volonté. Certaines filles sourient au photographe. D'autres simulent l'orgasme. Quelquefois en ont vraiment un.

Mais c'est si souvent affreusement ennuyeux.

J'ai vu un jour sur un site Internet américain le tarif. La base de départ était « photos de nu », vingt dollars de l'heure. Le mieux payé était : « pornographie », cent dollars de l'heure.

Vous regardez une vidéo pornographique. On y voit une jolie fille faire mille acrobaties et absorptions par divers orifices. N'oubliez pas qu'elle est en train de penser quelque chose comme : « ça y est, je vais pouvoir changer ma cuvette de WC cassée et régler mon tiers provisionnel ».

Pour s'astiquer chez soi il n'y a rien de plus érotique, sensuel et excitant... n'est-ce pas ?

Basile, philosophe naïf, Paris le 7 mai 2013

110 A propos des jeunes et de l'envahissement par la pornographie

Quand j'étais bien jeune, dans les années 1960, à partir de l'âge de treize ou quatorze ans environ, je cherchais avec avidité la moindre trace de représentations de femmes nues. Dans l'habitation familiale il n'y en avait guère. Je me souviens d'un livre de peintures où on en voyait quelques-unes.

Que dire de l'époque actuelle ? Le moindre ordinateur relié à Internet permet l'accès à des milliers de sites pornographiques. Ils sont juste « fermés » par la question : « avez-vous plus ou moins de 18 ans ? ». On peut cliquer sur « oui » ou « non ». Il suffit de cliquer sur « oui » pour entrer.

On connait la curiosité des très jeunes. Et d'autant plus grande que c'est « interdit » et « réservé aux adultes ». Il est bien évident que les enfants et les très jeunes gens sont très nombreux aujourd'hui à aller voir la pornographie sur Internet.

D'après certains, 30% des jeunes en France, âgés de treize ou quatorze ans, ont déjà vu ainsi un film pornographique. Je serais tenté de penser qu'ils sont plus nombreux encore. Je dirais au moins 45%. Et aussi des enfants ont été voir ce genre de films.

Comme « éducation sexuelle » on fait mieux ! Mais quelle réaction préconise-t-on face à cet envahissement ?

Le 14 février 2012, Jeannette Bougrab, secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie associative du gouvernement français recevait un rapport officiel commandé à ce sujet. Qui insistait sur la nécessité de développer « l'information précoce des jeunes sur cette addiction, sur les dangers de cette addiction ». Il préconisait aussi de taxer davantage les sites pornographiques ainsi que leurs fournisseurs. Et surtout il proposait de rendre payant l'accès Internet à toute image pornographique.

Ces propositions brillent par leur inefficacité, leur caractère erroné et leur inapplicabilité. Que vient faire ici le mot « addiction » ? L'alcool, le tabac, le jeu, peuvent être des addictions. En quoi la pornographie est-elle une addiction ? Et on ajoute à cette caractéristique addictive que posséderait la pornographie qu'elle est dangereuse ! Pour lutter contre la pornographie : taxons ! Et voilà l'affaire réglée ! Prétendre taxer systématiquement l'accès Internet à la pornographie est absurde et irréaliste. La plupart des sites concernés sont basés à l'étranger.

Quelle réponse alors peut-on donner ? Sur le site du Figaro santé il est question d'éducation sexuelle. En quoi doit-elle consister ?

L’éducation sexuelle doit fournir aux jeunes des connaissances fiables sur la sexualité, renforcer leur capacité à prendre des décisions responsables, leur permettre d’explorer et définir leurs propres valeurs, et leur fournir un modèle sain de comportement sexuel.

Qui défini précisément le « modèle sain de comportement sexuel » ?

La police, le curé, les copains, le papa et la maman ? Et où et quand fait-on confiance aux jeunes ?

En fait la réponse numéro un à la pornographie est celle-ci : « sur les sites pornographiques, qu'on peut regarder pour son plaisir, les comportements sont totalement artificiels. Les motivations sont exclusivement pécuniaires. Et ce qu'on y voit faire est motivé par le lucre et pas par le désir, la Nature ou les sentiments. » Voilà ce qu'il faut dire pour protéger et mettre en garde les jeunes.

Basile, philosophe naïf, Paris le 7 mai 2013

lundi 6 mai 2013

109 « Impuissance » et « surpuissance »

Il est admis qu'on peut avoir envie de faire l'amour et ne pas y arriver. Le problème est alors pour l'homme de ne pas parvenir à l'érection, ou ne pas parvenir à la conserver, ou éjaculer trop vite ou pas du tout. Ou encore ne pas ressentir grand chose, voire rien ou avoir mal. La femme, elle, peut aussi ne pas être disposée physiquement à l'acte, ou ne rien ressentir, ressentir peu, avoir mal.

Dans ce cas on verra faire appel à toute une batterie de béquilles techniques ou psychologiques ou chimiques pour remédier à ces « troubles ».

Certes, il est fort possible que ces troubles aient des fois, mais pas toujours, à être soignés.

Inversement, on n'évoque jamais un autre aspect de la sexualité.

Si des fois on a envie de faire l'amour et on n'y parvient pas, il peut inversement également arriver qu'on atteigne un état où l'acte sexuel est possible (érection, etc.) et où en fait il n'est ni désiré ni bienvenu. On pourrait baptiser cet état particulier la « surpuissance ».

Ce fait sera admis s'il s'agit de petits bébés qui, par exemple, ont une érection.

Il sera beaucoup moins facilement admis s'agissant d'adultes.

Pourtant il arrive très fréquemment.

Un exemple illustratif est celui de l'érection au réveil que connaissent bien des hommes. On en verra alors se jeter sur leur compagne en la réveillant, la dérangeant dans son sommeil. Motif : ces hommes sont obsédés par l'idée de baiser. Le soir, ils n'y arrivent pas. Car l'acte sexuel recherché l'est par convenance : « je peux, donc je dois ». Le lendemain matin, l'érection non intromissive les précipite dans une sorte d'examen de rattrapage. Auquel ils échouent le plus souvent.

Le sexe ne se décrète pas. Ce n'est pas non plus un point d'honneur à respecter. Ou un bon truc dont il faut profiter le plus souvent possible. Le sexe vient, s'il vient, quand il veut venir. Pour le reste, il existe le continent de la gentillesse et des câlins, le plus souvent négligé et méprisé et réduit au concept imbécile de trucs ou « préliminaires » à l'acte sexuel.

Les humains font tant et si bien mal les choses, que la plupart finissent leur vie sans sexe, sans trop de gentillesses et sans câlins. Ce que, sans le savoir, ils ont bien cherché.

Alors, au lieu de s'introspecter, réfléchir, s'auto-critiquer, modifier leur comportement stupide, ils se contentent la plupart du temps de regretter leur jeunesse et leurs belles amours passées.

En s'imaginant que juste est la phrase : « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ».

On peut être bien, faire le bien et échanger des gentillesses et caresses à tout âges. A condition de renoncer à faire l'imbécile qui marche dans les clous. Suit la pensée unique dominante et s'étonne que ses efforts ne soient pas récompensés. La plupart de nos soucis et souffrances ont pour origine nous-mêmes et non « les autres ». Les humains font de très grands et persévérants efforts pour se rendre malheureux et rendre malheureux les autres. Et ces efforts sont récompensés.

Commencer à chercher à changer est le début du bonheur.

Basile, philosophe naïf, Paris le 6 mai 2013

108 Exemples de certains troubles sexuels

Un homme et une femme ont décidé de « vivre en couple ». Ils dorment nus. Le soir, l'homme caresse un peu la femme. Il commence à bander et se jette sur la femme pour « faire l'amour ». Son érection retombe assez vite et l'opération est un fiasco. La femme se plaint : « tu as voulu aller trop vite ». L'homme répond : « Oui, mais si j'attends, je débande et n'arrive plus à entrer ».

L'incident se répète. La situation est d'autant plus préoccupante que le couple souhaite un enfant. Et parvenir à le concevoir par les moyens de la Nature sans l'aide de la Faculté.

Le couple fait appel à son médecin. Celui-ci prescrit à l'homme du Cialis.

Résultat, l'homme atteint plus vite et maintient son érection. Mais durant l'acte n'éprouve pas de plaisir et ne parvient pas à l'éjaculation.

La femme ne ressent pas grand chose, mais n'en parle pas, à la différence de l'homme.

Ce dernier fait part du problème au médecin. Celui-ci ne répond rien.

On dira qu'il y a mésentente sexuelle dans le couple, dysfonctionnement sexuel, etc.

En fait, il n'en est rien.

Si le médecin avait été consciencieux, il aurait questionné séparément l'homme et la femme en posant à chacun la même question toute simple : « avez-vous vraiment envie de faire l'amour ? »

La réponse aurait été plus ou moins clairement « non ». Mais comment le reconnaître et l'assumer si on veut être un « vrai couple », c'est-à-dire qui baise ? Quant à l'érection, il s'agit d'une érection non intromissive. Chose dont aucun livre à la mode ne parle. Quand un homme ou une femme éprouve du plaisir ou simplement de l'excitation, cela entraine parfois des réactions génitales similaires aux préparatifs de l'acte sexuel : modification morphologiques, secrétions de liquides.

C'est ainsi qu'on peut avoir en apparence envie d'un rapport physique. Y compris quand on ressent exactement le sentiment inverse.

A une jeune fille dont le sexe paraissait s'apprêter pour l'acte, son père disait juste avant de la violer : « tu vois que tu en as envie ».

Ce qui n'était pas du tout vrai.

Une très jeune fille s'inquiète : elle est vierge, a un copain qui lui fait des câlins. Mais quand il la doigte, elle a mal. Elle n'ose pas lui en parler et s'interroge : « comment cela va-t-il se passer le jour de la défloration, qu'elle envisage dans les mois à venir. Aura-t-elle à nouveau mal ? »

Réponse stupide à son inquiétude : « apprends à te détendre. Ça sera plus chouette ».

En fait il faudrait qu'elle en parle à son copain. C'est peut-être un grand maladroit. Et aussi, si elle a mal quand il la doigte, c'est peut-être tout simplement qu'elle n'en a pas envie. Mais allez expliquer ça sous le règne de la pensée unique du « sexe à tous prix et au dessus de tout » !

Basile, philosophe naïf, Paris le 6 mai 2013

107 L'amour à la romaine

Certains Romains de l'Antiquité poussèrent au paroxysme l'amour de la bonne chère. Ils se faisaient vomir quand ils avaient la panse pleine. Et buvaient du vinaigre pour retrouver ensuite l'appétit. Ainsi ils pouvaient manger sans fins des mets gastronomiques sans être concernés, ennuyés, limités par les phénomènes de satiété et digestion.

Prendre ainsi à la légère le rôle de la nourriture, devenue ici un pur plaisir gustatif, a de quoi nous dégouter.

Il est pourtant un domaine où nous sommes habitués de voir ainsi traiter un autre aspect de la vie humaine. Il s'agit du sexe.

On le voit souvent réduit à une pure activité distractive. N'a-t-on pas faim ? Qu'à cela ne tienne ! Excitons-nous ! N'osons-nous pas faire quelque chose ? Buvons de l'alcool pour nous désinhiber et allons-y ! Le corps se rebiffe ? A nous, Cialis et Viagra !

Certes, le sort réservé jadis au sexe, dans des temps passés pas si lointains, était terrifiant et caricatural. On avait fait du sexe une chose sacrée ou maudite. Une chose qui devait être réservée à la reproduction ou à la prostitution et la pornographie.

Aujourd'hui, on voit le sexe réduit souvent juste à un léger amusement, un exercice hygiénique.

Faire de l'acte sexuel un acte anodin est une des grandes erreurs de notre culture actuelle.

On fait l'amour à la romaine, comme jadis les Romains se faisaient rendre et vinaigrer pour manger sans fin.

Tout ceci au détriment des câlins réduits prétendument au rôle de garniture de « l'essentiel » qui serait : le sexe.

Les câlins eux, ne devant soi-disant lui servir que d'en-cadrant, d'introduction. Seraient des annexes : « préliminaires », « préludes », « postludes ». Ou encore « prélis » pour parler « jeune ».

Quelle stupidité !

Et aussi, quel parfait moyen pour se perdre et rater sa vie.

Imaginez une personne qui, invité à dîner, ne penserait tout le temps de la soirée qu'au dessert. Il raterait l'essentiel. Et, à force d'y attacher trop d'importance, finirait également par ne pas savoir apprécier le dessert. Et s'il n'y en a pas serait affreusement déçue même après une bonne soirée.

Chaque chose en son temps et à sa place et tout ira bien.

Et osons penser hors des clous de la pensée unique dominante. Pensée qui conduit chaque année des milliers de ses adeptes trompés par elle au suicide pour « chagrin d'amour ».

Et tant pis si on ne nous comprend pas. Nous n'avons pas besoin d'autorisation pour penser et exister. Surtout que ceux qui suivent la mode ne paraissent pas particulièrement heureux, en dépit de leurs sourires hypocrites et leurs propos lénifiants.

Basile, philosophe naïf, Paris le 6 mai 2013

vendredi 3 mai 2013

106 L'origine du fréquent désaccord sexuel entre l'homme et la femme

« Mais qu'est-ce que veulent les femmes ? » S'écrient quantité d'hommes. « Mais qu'est-ce que veulent les hommes ? » S'écrient quantité de femmes.

Certains malins ont décrété : « les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. » D'où résulterait leur inévitable incompréhension réciproque.

La réalité est plus prosaïque. Le désaccord sexuel entre l'homme et la femme résulte de ceci :

L'homme jouit en éjaculant. Cette jouissance est variable. Peut être très faible. Et même il peut avoir mal. Mais ce fonctionnement conduit les hommes à se masturber très fréquemment et dès un âge très juvénile. Ça devient même une manie : la masturbomanie. L'éjaculation est considérée comme un acte formidable et extraordinaire. On va l'idolâtrer. Ce sera l'éjaculâtrie. Enfin, la bêtise interviendra. Il faut bander plusieurs fois, avoir une grande queue, beaucoup d'aventures, etc.

La jouissance féminine est différente. Elle peut y compris se passer de la présence masculine. Le clitoris y pourvoit très bien et dérange certains hommes par son existence-même.

Certaines sociétés on même inventé la clitoridectomie : l'ablation rituelle du clitoris dès l'enfance.

Un médecin a mis au point récemment une technique chirurgicale réparatrice. C'est excellent.

La femme connait trois facteurs qui expliquent beaucoup de problèmes qu'elle peut avoir avec l'homme.

Premièrement, elle sait que pour enfanter, elle a besoin en principe d'un homme. Ou, au minimum d'une éprouvette de son sperme.

Deuxièmement, la tradition de la société est de ne pas reconnaître le travail domestique. La femme s'occupe de la maison, des enfants, mais n'est pas payée pour. Un travail qui n'est pas payé, cela porte un nom : l'esclavage.

Troisièmement : alors que les enfants représentent l'avenir général de toute la société, leur sort matériel est totalement dépendant des parents.

La femme, dans l'intérêt de ses enfants, est conséquemment invitée à céder aux exigences sexuelles aberrantes de l'homme. A pratiquer de facto ce qui revient à de la prostitution conjugale.

Quantité de femmes mariées, une fois les enfants souhaités nés, se refusent sexuellement à leur mari.

En fait, elles n'ont jamais souhaité vivre la sexualité qui leur était proposée. Elles voulaient juste des enfants. Et après, basta !

Un certain nombre de divorces trouvent ici leur explication.

Ils sont d'autant plus favorisés, que les enfants donnent à leur mère des câlins non assortis d'exigences sexuelles écœurantes à la longue. Baiser quand on n'a pas envie de baiser, c'est comme manger quand on n'a pas du tout faim. C'est horrible.

Basile, philosophe naïf, Paris le 3 mai 2013